L’assurance d’avoir une photo bien exposée n’est pas toujours évident, surtout lors de scènes contrastées. Généralement, il faut privilégier les hautes lumières ou les ombres, c’est tout à fait normal lors d’une prise de vue classique.

Ici nous allons parler d’une technique photo qui ne date pas d’hier puisqu’elle était employée à l’époque de l’argentique. Nous allons voir qu’il est possible d’obtenir une image parfaitement exposée grâce au bracketing.

Le bracketing, c’est quoi ?

L’objectif du bracketing est de réaliser plusieurs prises de vues d’une même scène sans modifier le cadrage en utilisant des réglages différents sur l’appareil photo. Il en existe plusieurs sortes.

Le bracketing de la balance des blancs

Comme vous l’aurez deviné, il s’agit de faire plusieurs photos avec une balance des blancs différentes sur chacune d’elles. L’intérêt est de pouvoir choisir la bonne pour votre photo.

Si la scène que vous voulez photographier se compose de différentes sources lumineuses, alors c’est une solution pour obtenir une température de couleurs correcte.

À noter que cette technique est seulement consacré au format JPEG. Par contre, elle perd tout son intérêt en RAW puisque la balance des blancs peut se corriger aisément en post-production.

Le bracketing de mise au point

Le focus bracketing consiste à prendre plusieurs images avec une mise au point différente sur chacune d’elles. L’intérêt de faire ça est d’augmenter la profondeur de champ, qui est très utile en macrophotographie. Cette technique, appelé Focus Stacking, permet de fusionner ces photos dans un logiciel spécialisé.

Le bracketing au flash (FEB)

Cette technique photo du fill-in consiste à déboucher les ombres à l’aide d’un flash cobra. En multipliant les prises de vues, le flash va doser sa lumière sur chacune des images pour retrouver du détail dans les noirs.

C’est à vous de choisir laquelle de ces photos aura le meilleur équilibre entre le soleil et la source artificielle.

Le bracketing d’exposition (AEB)

La technique la plus intéressante du bracketing, est celle de l’exposition (AEB), pour bracketing d’exposition automatique. L’objectif est de faire une série de photos à des expositions différentes.

En mode semi-automatique, cette méthode est très efficace et peut s’avérer très utile lorsque vous êtes face à une scène aux conditions de lumière difficile, très contrastée par exemple les contres jours. Vous pourrez alors choisir la photo la mieux exposée parmi toutes celles qui auront été prises.

Souvent laissé à l’abandon par les débutants et ne sachant souvent pas à quoi sert cette fonction, le bracketing peut se révéler d’une extrême puissance et devenir une spécialité de travail à part entière.

La plupart des reflex ou hybrides possèdent cette fonction, il suffit tout simplement l’activer. Je vous renvoie donc à vos manuels pour savoir comment le faire. Le bracketing d’exposition fonctionne avec les modes PASM.

Le mode priorité à la vitesse

Celui-ci modifie l’ouverture automatiquement et permet d’obtenir une exposition différente sur chaque prises de vues. C’est très bien mais ce n’est pas la meilleure option pour faire un bracketing d’exposition. Il peut néanmoins être utile pour une autre discipline, la photo macro.

En effet, en utilisant ce mode, la profondeur de champ va changer en fonction de l’ouverture calculée sur chaque photos. A l’aide d’un logiciel de retouche qui gère les calques, on pourra améliorer le piqué d’une image en choisissant la meilleure petite ouverture, tout en conservant une faible profondeur de champ sur la photo.

Le mode priorité à l’ouverture

La façon la plus simple pour faire du bracketing d’exposition est d’utiliser le mode AV ou priorité à l’ouverture.

On choisit une valeur de diaphragme pour qu’elle soit constante sur toutes les images et la vitesse d’obturation changera toute seule. Attention quand même, la vitesse d’obturation peut décroître rapidement en fonction des conditions de faible luminosité.

L’usage du trépied est alors fortement recommandé ;-). Cette méthode est la plus rapide pour bracketer. Parfait pour faire de la photo de paysage 😉

Ensuite, c’est tout simple, il suffit de sélectionner le nombre de prises de vues que l’on souhaite réaliser. La base, c’est trois expositions différentes, une sous-exposée, une exposition correcte et une sur-exposée.

Ce type de bracketing peut suffire dans la plupart des situations, mais certaines scènes très contrastées demanderont plusieurs images avec des expositions plus fines pour être retravaillées plus tard sur un logiciel.

La plage de valeurs d’expositions peut être paramétrée par tiers de diaphragmes jusqu’à plusieurs IL.

Une fois que vous avez réglé le nombre de prises de vues, il faut passer en mode rafale si vous êtes à main levé ou à l’aide d’une télécommande si vous êtes sur trépied.

Faire une photo HDR grâce au bracketing d’exposition

Comme je vous disais au début, le principal avantage à utiliser le bracketing d’exposition est d’assembler toutes ces images pour en faire une image parfaitement exposée, dévoilant plus détails dans hautes lumières et les ombres.

Pour arriver ça, il suffit d’importer les photos dans un logiciel de traitement HDR prévu à cet effet qui combinera les images et formera l’image finale. L’utilisation du format RAW est fortement recommandé 🙂

Bracketing photo plusieurs expositions

Une photo prise avec trois expositions différentes en vue d’un traitement HDR.

Bracketing photo HDR photoshop pologne

Voici le résultat d’un bracketing photo à trois expositions avec un écart d’un IL. Traitement sous Lightroom et Photomatix.

Vous savez désormais quel intérêt il y a à faire du bracketing, c’est une pratique qui est fantastique pour réaliser de très belles images, seulement elle demande parfois du temps à passer sur ordinateur.

Je ne vais pas rentrer dans les détails dans cet article pour vous montrer comment réaliser un HDR, ça serait trop long. Je ferais un autre article pour ça 😉

Le bracketing et le HDR
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