Comment faire des photos noir et blanc

La photographie noir et blanc, qui fait partie de l’époque argentique, est devenue très populaire avec le numérique car elle offre une vision intemporelle sur de nombreux sujets mais aussi sur l’environnement.

Cette perception monochrome du monde incarne aujourd’hui une forme d’art à part entière en photographie.

La couleur, quant à elle, peut parfois agir comme source de distraction dans une image, et ne pas correspondre au sujet ou à l’ambiance de la scène.

Même si de nombreuses photos fonctionnent aussi bien en couleur qu’en noir et blanc, souvent, une photo monochrome paraît plus captivante qu’une image prise en couleur.

Photo by Luke Austin

Photo by Luke Austin

D’un point de vue artistique, une image noir et blanc est souvent perçue comme une interprétation, contrairement à la couleur.

La supprimer peut aider à recentrer l’attention du spectateur sur des éléments importants dans l’image, en mettant en évidence des textures, des formes et révéler certains détails passés inaperçus en couleur.

Pour faire de belles photos noir et blanc, il n’y a pas de secrets, mais quelques astuces et notions simples à connaître.

L’objectif de cet article est donc de vous aider à repérer les éléments à prendre en compte au moment de la prise de vue.

Apprendre à voir le monde en noir et blanc

La plus grande difficulté est de percevoir votre sujet sans couleurs à la prise de vue.

Être capable de visualiser une image monochrome à travers le viseur de votre appareil photo est la clé pour réussir vos photos noir et blanc.

Pour cela, vous devez être un excellent observateur, en particulier sur les écarts de lumière, les ombres, les textures, les contours, les lignes, les motifs et les formes.

Pour vous aider à mieux distinguer le rendu de ces éléments, je vous recommande d’utiliser le réglage monochrome de votre appareil photo.

Cet outil est d’une efficacité redoutable pour exercer votre oeil à voir en noir et blanc dès la prise de vue.

Cela consiste à obtenir une prévisualisation en noir et blanc sur l’écran arrière. Cette astuce est simple mais très pratique à l’usage.

Mais attention, vous devez absolument travailler au format raw, dans le but de conserver les informations de couleurs enregistrées au moment de la prise de vue. Cela est très important pour obtenir une belle image noir et blanc au post-traitement.

Si vous travaillez au format JPEG, retenez que toutes les informations de couleurs sont définitivement perdues avec le réglage monochrome.

C’est à dire que ce que vous voyez à l’écran, le sera aussi sur vos photos JPEG, enregistré sur la carte mémoire, sans possibilité de retrouver la couleur.

Si votre appareil photo le permet, je vous recommande de photographier en RAW + JPEG.

L’importance du contraste et de la lumière en photo noir et blanc

Pour rappel, le contraste est la différence de luminosité entre les parties les plus claires et les plus foncées d’une image. Retenez qu’il joue un rôle très important en photographie noir et blanc.

C’est lui qui permet de créer une atmosphère inquiétante ou sereine, en fonction d’une lumière douce ou dure mais aussi grâce aux ombres, lignes, formes, motifs, textures etc…

Une photographie noir et blanc très contrastée dégage une impression de force grâce à l’écart important des tons. À l’inverse, une photo peu contrastée aspire un sentiment de douceur.

À ne pas confondre avec une image qui manque de contraste, car là, ce n’est plus une image en noir et blanc, mais une photo à l’aspect grisâtre, ne procurant aucun ressenti particulier.

Pour bien comprendre ce qu’est le contraste, vous devez savoir différencier la plage tonale du contraste tonal.

La plage tonale ou dynamique dépend du capteur de votre appareil photo, elle détermine l’étendue des tons entre les zones les plus claires aux plus foncées.

En noir et blanc, ce sont les nuances de gris qui sont représentés dans cette latitude d’exposition.

La hauteur de chaque pic dans l’histogramme va déterminer le niveau de contraste tonal de l’image.

Par exemple, un trop fort contraste va produire un pic élevé dans les tons les plus clairs et dans les tons les plus sombres de la plage tonale, représentant un histogramme en forme de U.

C’est pourquoi vous devez vérifier régulièrement l’histogramme de vos photos pour contrôler l’étendue de la plage tonale dans le but d’obtenir de bons contrastes.

En photographiant directement en noir et blanc grâce au réglage monochrome de votre appareil photo, vous vous assurez de voir le contraste dans l’image.

Je vous conseille également de régler l’intensité de celui-ci dans le menu pour obtenir plus de caractère à vos images selon le rendu souhaité. Rappelez-vous qu’en photographiant au format RAW, ce réglage est réversible dans votre logiciel.

La lumière quant à elle, reste l’élément indispensable pour obtenir une image noir et blanc de qualité. Apprenez à l’analyser et en tirer parti lors de vos prises de vue.

Vous devez être attentif à la direction de la lumière et aux ombres qu’elle procure, mais également savoir distinguer la lumière diffuse de la lumière dure.

Par exemple, un ciel nuageux diffuse une lumière douce, procurant un faible contraste. À l’inverse, la lumière directe du soleil, plus délicate à gérer, crée de forts contrastes au plus elle est haute dans le ciel.

À vous de déterminer le type de contraste en fonction de votre sujet pour savoir à l’avance quel rendu noir et blanc vous souhaitez obtenir.

L’influence de la couleur sur le rendu noir et blanc

Définie par trois composantes (TSL), la couleur joue un rôle très important dans le contraste des tonalités après la conversion d’une photo en noir et blanc. La première est la teinte, qui est tout simplement le nom de la couleur, comme le rouge, le vert ou le bleu.

Vient ensuite la saturation qui indique l’intensité de la couleur. Enfin la luminosité fait référence à la quantité de blanc ou de noir qui est mélangé à la couleur.

Ces deux dernières composantes déterminent le contraste tonal et prennent tout leur sens pour la conversion noir et blanc.

Nous sommes tellement habitué à voir en couleur, qu’il nous est difficile de percevoir les nuances de gris.

Pour bien comprendre, prenons un exemple très simple ; le rouge et le bleu sont deux couleurs complètement différentes, mais lors du passage en noir et blanc, à saturation et luminosité égale, elles auront une nuance de gris similaire.

Étonnant n’est-ce pas ? Regardez plutôt l’image d’arild_storaas « avant/après » la conversion.

Vous l’aurez compris, pour faire varier le contraste tonal, il faut jouer sur la saturation et la luminosité.

La conversion noir et blanc au post-traitement

Comme souvent en post-traitement, il existe différentes techniques, et c’est également le cas pour convertir une photo en noir et blanc.

Le premier conseil que je puisse vous donner est éviter d’effectuer une simple désaturation de votre image, car la moyenne des couches RVB effectuée lors du passage en noir et blanc, rendrait votre image grise et plate.

Préférez l’utilisation du mélangeur de couches, vous obtiendrez des nuances de gris beaucoup plus riches et subtils.

En complément, vous pouvez également ajuster le contraste à l’aide des niveaux et des courbes. Tout est une question de dosage bien évidemment.

Tous ces réglages sont disponibles dans les principaux logiciels de traitements d’images, tel que Lightroom ou Photoshop pour ne citer qu’eux.

Afin de rendre vos photos noir et blanc encore plus percutantes, je vous recommande fortement de télécharger Silver Efex Pro, spécialisé dans la conversion noir et blanc.

Enfin, si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur la photographie noir et blanc, de la prise de vue au post-traitement, je vous conseille cet excellent livre.

J’espère que ces quelques conseils vous aideront à réussir vos photos noir et blanc. N’hésitez pas à partager sur vos réseaux et commenter cet article pour dire quels sont vos blocages 😉

Comment photographier un portrait – Les bases pour réussir vos images

Le portrait est l’une des spécialités la plus utilisée en photographie mais qui reste loin d’être facile pour la plupart des photographes débutants. Dans cet article, je vais vous donner les techniques de bases en photo de portrait afin que vous puissiez réussir vos images.

Choisir la bonne focale pour faire des portraits

Avant de vouloir réaliser un portrait, vous devez savoir qu’il faut utiliser une focale qui ne déforme pas le sujet.

À cause de la distorsion qu’elles provoquent, vous devez éviter de photographier avec des focales courtes mais plutôt utiliser un objectif qui possède une focale de 50mm au minimum.

En clair, l’utilisation d’un objectif grand-angle est généralement à proscrire en photographie de portrait, sauf si votre but est de déformer volontairement votre sujet. Retenez aussi que le fait de vous rapprocher de lui accentue l’effet de distorsion.

Pour bien débuter en photo de portrait, je vous recommande d’utiliser un zoom (de préférence à grande ouverture) à partir de la focale 50mm ou bien un objectif à focale fixe.

Si je vous parle de grande ouverture de diaphragme, c’est parce que la faible profondeur de champ qu’elle engendre à son importance en photo de portrait. En effet, si votre sujet doit être net, il doit surtout se détacher de l’arrière plan en un fond flou.

Pour obtenir un joli flou, je vous conseille de monter un objectif à focale fixe sur votre appareil photo tel qu’un 50mm ou un 85mm pour ne citer qu’eux. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous renvoie vers l’article « Quel objectif utiliser pour le portrait« . Retenez simplement que ces focales à portraits sont parfaites pour isoler le sujet de l’arrière plan.

Comme nous venons de le voir, en photo de portrait, il est primordial d’éviter le phénomène de déformation du visage causé par l’usage d’une courte focale. Afin de tasser encore plus les perspectives, il convient mieux d’utiliser un téléobjectif possédant une focale supérieure à 100mm. 

Ce type de focale vous assure un certain recul, parfait pour photographier en plan rapproché et idéal pour réaliser des photos de portraits aux expressions naturelles.

Soigner le cadrage et la composition afin de réussir vos photos de portraits

Photographier un portrait c’est avant tout connaître quelques règles de bases, notamment les notions de cadrages et de compositions. Pour commencer, je vous suggère d’utiliser la règle des tiers, pour ne pas vous embrouiller avec le nombre d’or. Je préfère consacrer à ce dernier, un article à part entière.

Cette règle simple de cadrage vous assure une bonne base de travail pour rendre vos image plus harmonieuses. Libre à vous de la respecter ou pas 🙂

Sachant qu’en photographie de portrait, l’important est avant tout de capter le regard et les expressions du visage du modèle. C’est là que réside toute la difficulté pour obtenir un beau portrait.

Rappelez-vous que le sujet doit attirer votre attention à tout instant pour photographier au bon moment.

Pour cela, n’hésitez pas à cadrer serré en vous focalisant sur le regard du modèle en priorité. Dans ce cas, vous pouvez vous permettre de couper la partie haute du visage en plaçant les yeux sur le tier haut de l’image.

Enfin, pensez à de laisser de la place devant le sujet en fonction de la direction du regard. Faites en sorte qu’il ne vienne pas buter contre le cadre de l’image.

Les différents plans de cadrages qui fonctionnent en photographie de portrait

Afin de vous aider à bien cadrer vos photos de portrait, je vous recommande de vous inspirer des plans de cadrages utilisés au cinéma.

Le très gros plan

C’est le type de cadrage parfait pour photographier des détails du visage, tels que les yeux ou la bouche. Pour cela, je vous recommande d’utiliser un objectif macro d’une focale de 90mm au minimum. Veillez aussi à réaliser une bonne mise au point pour ce type de prise de vue.

Le cadrage « gros plan »

Quant à lui, il permet de photographier plus large en dévoilant le haut des épaules du modèle.

Pour ces deux types de cadrages, l’intérêt est d’attirer l’attention du lecteur sur le regard du sujet ainsi que sur les traits et expressions du visage. Parfait pour transmettre les émotions du visage du sujet.

Afin de mieux identifier un portrait photographique, je vous conseille de privilégier le cadrage le plus large des deux.

Mais rappelez-vous que pour réaliser ce type de prises de vues rapprochées, vous devez faire attention à la focale que vous allez utiliser, afin éviter toute déformation du sujet.

Dans ce cas, préférez utiliser un objectif ayant une focale de 100mm au minimum.

Le plan poitrine 

C’est le cadrage le plus utilisé en photographie car il se montre d’une redoutable simplicité à mettre en oeuvre. De part son nom, il vous permet de photographier au niveau de la poitrine du sujet, en respectant bien de couper les bras. L’interêt de ce type de cadrage n’est pas uniquement de montrer le visage du sujet mais d‘exhiber aussi la partie haute de son corps.

Vous avez tout intérêt à utiliser le plan poitrine pour mettre en valeur les vêtements du sujet, en évidence un signe distinctif tel un tatouage ou bien pour dévoiler ses formes.

Ce type de plan rapproché est idéal pour montrer l’attitude générale du modèle tout en préservant l’aspect portrait. Puisque le plan poitrine est plus large que les plans de cadrages précédents, l’arrière-plan est évidemment plus présent.

Restez simple et évitez qu’il ne soit trop surchargé. Pour cela, optez pour une faible profondeur de champ afin de noyer le fond d’un joli flou.

Le plan américain ou plan 3/4

D’origine américaine, cette manière de cadrer était beaucoup utilisée dans les films de Western afin que le réalisateur puisse voir le pistolet à la ceinture des acteurs lors des duels notamment.

Voilà pourquoi le plan américain permet quant à lui de cadrer jusqu’à mi-cuisse. L’intérêt de ce cadrage est de dévoiler davantage le sujet.

Sachez qu’il existait aussi le plan italien qui consistait à cadrer jusqu’aux genoux voire même jusqu’aux mollets, mais qui fût abandonné au profit du plan américain.

Par contre, ce dernier est encore très utilisé de nos jours au cinéma comme en photographie.

Le plan moyen

Couramment appelé portrait en pied, c’est le cadrage qui intègre entièrement une ou plusieurs personnes dans une image. Cadré de la tête aux pieds, ce plan permet généralement de distinguer le sujet dans son environnement en se focalisant principalement sur lui, son allure ou son aspect physique.

L’arrière-plan n’étant que secondaire avec ce cadrage en pied, il doit tout de même être dépourvu d’éléments perturbateurs. Attention à bien choisir votre focale pour ce type de cadrage afin de ne pas subir les effets néfastes de la distorsion.

Je finirais avec le portrait environnemental, qui grâce aux plans ci-dessus, permettent de savoir qui est votre sujet par rapport à son environnement.

Les éléments du décor sont ici très important et doivent être en harmonie avec le sujet. Par exemple, représenter le travail du sujet dans son environnement.

Rappelez-vous que le portrait environnemental doit rester une photo de portrait, simplement en relation avec son environnement et ne doit en aucun cas devenir une photo de paysage.

Adopter les bons réglages pour réussir vos photos de portraits

Pour faire des portraits réussis, vous devez impérativement connaître les réglages de base à faire sur votre appareil photo. Le mode d’exposition est l’un des premiers à paramétrer.

Dans le but de pouvoir contrôler la profondeur de champ, je vous recommande d’utiliser le mode priorité ouverture ou le mode manuel. Oubliez donc le mode automatique car vous n’aurez le contrôle sur aucun paramètre de prise de vue.

En utilisant le mode priorité à l’ouverture, choisissez une grande ouverture sur votre objectif afin d’isoler le sujet de l’arrière plan mais que vous ajusterez en fonction du niveau de netteté que vous souhaitez obtenir sur le visage si c’est un plan rapproché.

Gardez simplement en tête qu’en utilisant une grande ouverture, la mise au point se doit d’être précise à cause de la faible profondeur de champ.

Comme nous l’avons vu plus haut, le regard est d’une importance capitale pour un portrait, c’est pourquoi vous devez absolument faire la mise au point sur les yeux ou celui qui se trouve le plus proche de l’objectif. En plus de ça, je vous conseille de demander à votre modèle de baisser légèrement la tête dans le but d’obtenir un regard perçant.

Comme dit précédemment, la réussite d’une photo de portrait c’est surtout être capable de photographier les bonnes expressions du visage. Bien sûr, pour y arriver, vous pouvez utiliser le mode rafale de votre appareil photo, mais sincèrement, je ne vous conseille pas.

La meilleure solution est de forger votre œil de photographe pour savoir quand saisir le bon moment 😉

Pour en revenir aux réglages, pensez à vérifier la vitesse d’obturation, qui en fonction de la lumière disponible, doit rester suffisamment élevée pour obtenir une netteté parfaite. Pour rappel, pensez à utiliser la règle de l’inverse de la focale.

Par exemple, si vous photographier avec un objectif de 50mm, évitez de descendre en dessous de 1/50ème de secondes pour éviter le flou de mouvement. Assurez-vous toujours d’avoir une bonne marge de sécurité, car vous n’êtes pas à l’abri des mouvements provoqués par vous ou votre modèle.

Privilégiez toujours la sensibilité la plus basse sur votre appareil photo pour conserver la meilleure qualité possible sur vos photos de portraits.

Prenez le soin aussi de réaliser une bonne balance des blancs en fonction de la source lumineuse qui illumine votre sujet afin de conserver les teintes de la peau.

Photographier un portrait sous une bonne lumière

Savoir gérer la lumière est la base pour tous types de photographies. En photo de portrait, la bonne gestion de la lumière va surtout dépendre de la météo et de l’heure à laquelle vous allez faire vos photos de portraits.

En effet, lorsque vous décidez de photographier en extérieur, préférez le matin ou en fin de journée afin de profiter d’une belle lumière naturelle douce et chaude.

Par contre, je vous déconseille de réaliser votre séance de portraits en plein soleil. Les ombres provoquées par cette source de lumière sont très dures, en particulier sous les yeux et ne flattent généralement pas le visage du modèle.

Si vous n’avez pas le choix, il existe bien sûr des solutions, mais qui demande du matériel supplémentaire à transporter et à mettre en place. Je veux parler notamment des réflecteurs et diffuseurs. Si vous débutez, je vous recommande d’expérimenter avant de vouloir photographier votre premier modèle en plein soleil.

Si vous ne disposez pas de réflecteur ni de diffuseur, alors la meilleure solution est de trouver un endroit ombragé mais suffisant lumineux pour que vous puissiez travailler dans de bonnes conditions.

Mais si vous souhaitez tout de même jouer avec la lumière, alors un panneau diffuseur pourra vous aider à déboucher les ombres et un réflecteur vous apportera une lumière complémentaire vers le sujet dans le but de le sublimer. Ces accessoires photos abordables sont parfaits pour photographier en lumière naturelle.

Les réflecteurs sont aussi très pratiques lorsque vous voulez faire des photos à contre jour afin de renvoyer la lumière vers le sujet. Avec ce type d’accessoire photo, la lumière devient plus facilement contrôlable.

diffuseur-réflecteur

La panoplie parfaite pour contrôler la lumière naturelle et au flash. Un réflecteur de couleur or pour réchauffer la lumière, un réflecteur argenté pour renvoyer la lumière, un blanc et un translucide pour la diffuser. La partie noire quant à elle, est utile pour faire barrage à la lumière. D’un diamètre confortable de 110cm, ce 5 en 1 est idéal pour obtenir des portraits de qualité en lumière contrôlée. Cliquez sur l’image pour en savoir plus 😉

 

Ce kit pour réflecteur/diffuseur est l’outil indispensable lorsque vous n’avez personne pour vous tenir ces accessoires. Cliquez sur l’image pour plus d’infos 😉

Lorsque que vous souhaitez photographier en intérieur, vous n’avez pas la lumière du soleil pour vous aider à éclairer le sujet. Néanmoins, vous avez plusieurs solutions pour vous permettre de réussir un portrait dans ces conditions.

Généralement, les lumières domestiques sont peu puissantes, de faible qualité, mais surtout mal positionnées pour faire des photos de portraits. Là encore, vous pouvez vous en sortir avec des réflecteurs mais tout va dépendre de la puissance de l’éclairage.

L’idée est donc simplement de faire rentrer de la lumière naturelle dans la pièce. Par exemple, vous placez votre sujet à proximité d’une fenêtre afin qu’elle puisse laisser passer une lumière diffuse mais non directe.

Si tel est le cas, essayez de diffuser cette lumière à l’aide d’un drap blanc ou un rideau par exemple.

L’autre solution est bien sûr d’utiliser un flash externe 😉

Enfin, pour terminer cet article, sachez que lors d’une séance photo de portrait, vous devez être capable de mettre à l’aise votre modèle pour réussir à lui faire oublier l’appareil photo. En procédant ainsi, votre sujet sera plus décontracté et les poses seront plus naturelles.

J’espère que ces conseils de bases vous aideront à améliorer vos photos de portraits. N’hésitez pas à commenter et à partager cet article 😉

Comment photographier un concert – Les clés pour réussir vos photos

La photographie de concert est l’art de faire revivre la musique d’un spectacle tout en retranscrivant les émotions des musiciens à travers une image. En plus de ça, prendre des photos de concert requière un minimum de connaissances techniques de la part du photographe pour y parvenir.

La principale difficulté que vous allez rencontrer est le manque crucial de lumière.

Croyez-moi, faire des photos de concert n’est pas si facile, surtout si vous n’avez pas d’expérience dans ce domaine là.

Vous allez être confronté à de nombreux problèmes liés à la lumière et qui malheureusement engendreront des photos floues et/ou mal exposées si vous ne savez comment régler votre appareil photo.

C’est pourquoi dans cet article, nous allons aborder différents points à prendre en compte afin que vous soyez capable de réussir vos photos de concerts en toute sérénité.

Quel matériel choisir pour photographier un concert

Lorsque les conditions de lumières sont difficiles comme c’est le plus souvent le cas lors d’un concert, la meilleure solution pour réussir vos photos est d’utiliser des optiques lumineuses.

En effet, employer des objectifs lumineux vous permettra d‘obtenir une vitesse suffisamment élevée pour figer le mouvement.

Privilégiez les objectifs à focales fixes qui sont les plus lumineuses, comme par exemple les fameux 24mm35mm, 50mm, 85mm, 105mm. Ces optiques ouvrent généralement entre f/1.4 et f/2,8 et sont excellentes pour la photographie de concert, comme le démontre la photo ci-dessous, prise au 50mm f/1,8 de chez Nikon.

Assad by Axis68

Assad by Axis68

Les objectifs à focales fixes qui ouvrent à f/1,8 sont plus lumineux que la plus part des zooms.

Notez aussi qu’une focale fixe est beaucoup moins chère qu’un zoom pour une qualité souvent supérieure; alors pourquoi s’en priver 😉

Objectif 50mm 1,8 AF-S G de chez Nikon. Une optique indispensable à posséder dans votre sac photo 😉 Cliquez ici ou sur l’image pour plus d’infos ! Disponible aussi chez Canon en cliquant ici et pour d’autres montures.

Dans la même lignée que le 50mm, voici la focale fixe 85mm f/1,8mm dans sa version Nikon. Plus d’infos en cliquant sur l’image 😉

Mais vous trouverez bien entendu une version Canon en cliquant ici.

Cet objectif à focale fixe est normalement dédié à la macrophotographie, mais ce 105mm f/2,8 de chez Sigma offre un piqué excellent dès la pleine ouverture ! Alors autant l’utiliser non ! Cliquez-ici ou sur l’image pour plus d’informations 😉. Plusieurs montures sont disponibles.

Sachez que si vous souhaitez utiliser un zoom, veillez à ce qu’il soit le plus lumineux possible (f/4 stabilisé ou idéalement ouvert à f/2.8).

L’idéal est un zoom allant du grand-angle au petit télé objectif (transtandard) et un zoom télé-objectif tel qu’un 70-200mm à grande ouverture.

Le transtandard 17-50mm f/2,8 de chez Sigma est à l’aise en basse lumière grâce à sa grande ouverture constante en plus de sa stabilisation intégrée. Il est doté d’un autofocus à motorisation ultra sonique permettant une mise au point rapide et silencieuse. Plus d’infos en cliquant ici ou sur l’image pour cet objectif aux qualités remarquables pour son prix 😉

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Objectif 70-200mm f/2,8 stabilisé de chez Tamron en version Nikon. Il offre une excellente prestation/qualité par rapport à son prix.Version Canon ici. Plus d’infos en cliquant ici ou sur l’image 😉

Grâce à sa large couverture focale, ce zoom Sigma 24-105mm série ART en monture Nikon ci-dessus ouvre à F/4 constant. En plus d’être stabilisé, il bénéficie de la motorisation ultra rapide du point. Version canon ici. Objectif à regarder de très près en cliquant sur l’image pour plus d’infos 😉

Tous les objectifs à focales fixes et les zooms ci-dessus sont redoutables d’efficacité pour photographier lorsque la lumière est faible.

Si vous possédez déjà un objectif à focales variables, mais qui ne permet pas d’ouvrir à de grandes ouvertures, alors cela risque d’être très compliqué pour faire des photos exploitables lorsque la lumière ambiante sera faible, surtout aux longues focales.

Seule la stabilisation (si votre objectif ou appareil photo le permet) vous aidera à obtenir des photos nettes aux plus longues focales, en plus d’une augmentation de la sensibilité significative de votre appareil photo.

Privilégiez donc les plans larges aux focales les plus courtes, car c’est là où votre objectif aura la plus grande ouverture du diaphragme.

Pour résumer, un objectif à focale fixe à l’avantage d’être plus lumineux qu’un zoom, et c’est donc une aubaine que de photographier avec ce type d’optique dans des conditions de faibles luminosité comme c’est le cas pendant un concert.

Cependant, les objectifs à focales fixes ne sont pas aussi flexibles qu’un zoom qui lui aura la capacité de changer de focale à tout instant.

Si vous n’êtes pas autorisé à vous déplacer, alors le zoom est préférable et peut faire toute la différence par rapport à une focale fixe pour saisir le bon moment.

Danny Brandy by Ben Grubb

Danny Brandy by Ben Grubb

La focale fixe reste néanmoins utilisable mais vous ne pourrez pas varier le cadrage comme vous le feriez avec un zoom.

C’est donc un détail à prendre en compte en fonction de votre emplacement dans la salle où aura lieu le concert.

S’il y a bien un accessoire à ne jamais emporter avec vous lors d’un concert, c’est le flash. Son utilisation en concert est à bannir, notamment afin de respecter les musiciens mais aussi parce que c’est généralement interdit par les organisateurs.

Mis à part ça, la raison la plus évidente est que dans ces circonstances, le flash ruinerait l’ambiance générale que les lumières colorées émettent sur la scène.

Lorsque la lumière manque, on pourrait aussi penser que le trépied photo est l’accessoire idéal pour stabiliser au mieux votre appareil photo.

C’est une bonne idée mais la réalité est tout autre pour ce genre d’événement, puisqu’il risque fort de vous encombrer et/ou gêner les gens. 

A la rigueur, préférez emporter avec vous un monopode léger et discret pour stabiliser votre boitier.

Toujours dans un soucis de légèreté et d’efficacité, efforcez vous d’emporter le strict minimum comme matériel photo, afin d’être le plus réactif possible et être apte à shooter rapidement.

Pour conclure sur le matériel photo, je vous conseille de prendre en plus de votre appareil photo, un objectif pour les plans larges et un télé objectif pour les plans serrés dans un sac type bandoulière.

Quelle sensibilité choisir pour faire des photos de concert

La photographie de concert est une spécialité qui demande aux appareils photos d’être bons dans la gestion des hautes sensibilités iso.

En effet, lorsque vous n’aurez le choix que d’augmenter la sensibilité, c’est une condition qui vous permettra d’obtenir une qualité d’image correcte, sans trop générer de bruit numérique.

Attention, ce n’est pas parce que votre boitier dispose d’une bonne gestion de la sensibilité, qu’il faut l’augmenter à outrance.

Shining by Mathieu Ezan

Shining by Mathieu Ezan

Pour ma part, je pars du principe qu’il est inutile de trop augmenter la sensibilité, sous peine de générer du bruit inutilement et ainsi gâcher la qualité d’image.

Si vous êtes dans le cas où votre appareil photo n’est pas à l’aise dans les hautes sensibilités, alors augmentez les iso mais à une limite raisonnable.

Quoi u’il en soit, mieux vaut obtenir une photo bruitée qu’une photo floue. Vous aurez la possibilité d’estomper efficacement le bruit numérique en post-traitement pour améliorer la qualité d’image.

Bien entendu, il n’est pas nécessaire de laisser votre appareil photo sur de fortes valeurs iso lorsque la lumière est suffisante et que la vitesse d’obturation est acceptable par rapport à la focale que vous utilisez. C’est la base pour choisir la bonne sensibilité iso.

Je ne peux malheureusement pas vous dire exactement quelle valeur de sensibilité choisir car tout dépend des conditions de lumières que vous rencontrerez.

C’est la contrainte majeure à laquelle vous allez devoir faire face lorsque vous voudrez photographier un concert.

photo-concert-rock-guitare

Obey The Brave, Sala Caracol by Juan Morillas

Les spots de lumières colorés ou non varient énormément en intensité au cours d’un concert et vous obligent à modifier rapidement certains paramètres de prises de vues, en particulier la sensibilité iso, dans le but d’avoir vitesse d’obturation suffisamment élevée.

Pour cela, vous devez connaître les capacités de votre appareil photo afin de pouvoir être réactif et choisir la bonne sensibilité iso.

Malta @ Espaço das Américas (São Paulo / Brasil) by Renan Facciolo

Malta @ Espaço das Américas (São Paulo / Brasil) by Renan Facciolo

L’autre option est de faire confiance à l’appareil photo grâce au mode iso auto. C’est à vous de paramétrer la meilleure valeur iso maximale que votre appareil photo ne devra pas dépasser.

C’est une fonction pratique mais qui est plutôt réservé aux boitiers sachant gérer parfaitement les hautes sensibilités, sans crainte de générer des photos ultra bruitées.

Faire une bonne mesure de la lumière pour réussir vos photos de concert

Lors d’un concert, les spots de lumières qui illuminent la scène sont utilisés pour créer une ambiance et dont certains sont dirigées directement pour éclairer les musiciens. Le problème, c’est que les zones qui ne sont pas éclairées sur la scène provoquent beaucoup de contraste par rapport au sujet, lui bien éclairé.

La principale difficulté pour photographier un concert est tout d’abord de bien mesurer la lumière sur votre sujet.

Les modes de mesures de lumière dont vous disposez sur votre appareil photo permettent de mesurer la lumière de différentes façons.

La mesure évaluative ou matricielle est sans doute la plus utilisée, puisqu’elle permet d’exposer correctement lorsque la lumière est homogène.

En utilisant la mesure d’exposition matricielle, c’est tout le cadre qui est pris en compte lors de la mesure de lumière.

Sur un scène de concert, les écarts de lumière sont trop importants et piègent la cellule d’exposition en mode matricielle, surexposant les zones sombres et par la même occasion, les musiciens. Conséquence encore plus dramatique, la vitesse d’obturation baisse considérablement et provoque une photo floue.

Ce n’est donc pas avec ce mode de mesure de lumière que vous réussirez à photographier un concert.

Pour bien exposer vos photos, la seule solution à adopter est la mesure spot. Ce mode de mesure de lumière est utilisé lors d’éclairages difficiles.

Lamar by Axis68

Lemar by Axis68

Seule une tout petite zone du cadre qui est pris en compte pour mesure la lumière, le reste est ignoré pour l’exposition.

La mesure spot est généralement couplée au collimateur central de mise au point mais qui peut l’être aussi en fonction du collimateur choisi. Tout dépend de votre appareil photo, à vous de voir comment le votre fonctionne.

Si on prend l’exemple d’une photo de portrait d’un artiste, veillez alors à faire la mesure d’exposition sur la partie éclairée du visage afin que celle-ci soit bien exposée par rapport au reste de l’image.

Quel mode d’exposition choisir pour photographier concert

Pendant toute la durée d’un concert, l’intensité des lumières varient énormément et le choix le plus judicieux pour obtenir une bonne exposition est d’opter pour le mode A ou AV.

C’est alors à vous de définir une ouverture du diaphragme ainsi qu’une sensibilité iso pour que votre appareil photo puisse déterminer la bonne vitesse d’obturation pour une exposition correcte.

En fonction des changements de lumière opérant sur scène, vous n’aurez qu’à changer la sensibilité iso et vérifier que votre vitesse d’obturation ne soit pas trop basse pour figer le mouvement, en fonction de la focale que vous utilisez. Une bonne base est de photographier au-delà de 1/50ème de secondes à main levée, afin d’éviter le flou de bougé.

Si vous estimez que le temps de pose est correct, vous pouvez également fermer le diaphragme afin d’améliorer le piqué de l’image.

Votre choix peut aussi se porter sur le mode priorité à la vitesse. Dans ce cas là, c’est vous qui demandez à l’appareil photo de fixer une vitesse suffisante, d’une part pour éviter tout flou de bougé mais surtout pour figer le mouvement. L’ouverture est ainsi calculée automatiquement par la cellule d’exposition en fonction de la sensibilité que vous aurez définie.

Le mode TV ou S est donc à utiliser seulement si vous savez maitriser la notion de vitesse par rapport aux mouvements d’un sujet. Dans le cas contraire, restez en mode priorité à l’ouverture.

Pensez également à utiliser le correcteur d’exposition.

Vous pouvez aussi passer en mode manuel, dans le cas précis où les lumières ne changent pas ou très peu.

C’est rarement le cas pendant un concert mais encore une fois, tout dépend lequel.

My Chemical Romance @ Kool Haus by Tony Felgueiras

My Chemical Romance @ Kool Haus by Tony Felgueiras

Sachez juste que le mode manuel demande une bonne maitrise des bases, puisque c’est à vous de définir l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation en fonction de la sensibilité pour obtenir une bonne exposition. Vous avez aussi la possibilité sur certains boitiers d’utiliser la fonction iso auto en mode manuel pour plus de flexibilité.

C’est le mode le plus complexe à utiliser dans ce genre de situation où la lumière est en constante variation d’intensité. Avec beaucoup d’entrainement, le mode manuel s’apprivoise autant que les autres.

Quel mode autofocus choisir pour faire des photos de concert

Le choix du mode autofocus va dépendre du style de concert que allez photographier. Si c’est un concert classique ou de jazz, vous vous doutez bien que les mouvements (déplacements) des musiciens ne seront évidemment pas les mêmes que des rockeurs.

Vous devez partir du principe qu’en fonction du mouvement du sujet, le choix du bon mode autofocus est décisif pour une bonne mise au point.

Rappelez-vous que si le sujet est en mouvement perpétuel ou se déplace, vous devez choisir le mode autofocus continu (AF-C chez Nikon ou Ai Servo chez Canon), afin que votre appareil photo puisse faire la mise au point en permanence.

Dans le cas où votre sujet ne bouge pas, photographiez en mode AF-S chez Nikon ou One Shot chez Canon.

Quelle balance des blancs choisir

Les spots de lumières multicolores qui éclairent la scène ne vous permettent pas de choisir un prêt réglage du blanc ou une balance des blancs manuelle.

Dans ces conditions, vous n’avez d’autres choix que d’utiliser la balance des blancs automatique. Celle-ci est la plus appropriée pour obtenir un rendu correct des couleurs.

Je vous conseille également de privilégier le format raw qui offre beaucoup plus de souplesse que le format JPEG pour corriger la balance des blancs en post traitement.

De plus, le format RAW vous offre une meilleure dynamique et la possibilité de corriger plus subtilement l’exposition dans votre logiciel de développement.

Soignez la composition et le cadrage de vos photos de concert

Sur une scène de concert, quel que soit le type de musique, il y a toujours des éléments qui sont utiles aux artistes, tels que les micros avec leurs pieds, les retours scènes, les pupitres etc…mais qui pour nous photographes, ne facilitent pas vraiment la composition d’une image.

Malheureusement, il faut faire avec et la plus grande difficulté sera d’éviter d’inclure les éléments inesthétiques sur vos images.

Enfin, pour réussir vos photos de concert, soyez très attentif à ce qui se passe sur scène pour déclencher au bon moment. C’est à dire obtenir la bonne l’expression du visage d’un artiste lorsqu’il chante ou encore la position que le musicien prend pour jouer de son instrument.

photo-de-concert-artiste-pleure

The Veils at Scala by CrazyBobbles

C’est lors de ce bref instant que vous pouvez faire une bonne photo, car vous avez pris la décision d’appuyer sur le bouton du déclencheur pour saisir des émotions.

Soyez créatifs et variez les angles de prises de vues autant que possible, sans pour autant déranger le public. C’est à vous de trouver le bon emplacement en fonction de la salle.

Par exemple, la fosse est l’endroit où sont placés les photographes ayant obtenu une accréditation pour photographier de gros concerts. Bien évidemment, tout le monde ne peut pas être accrédité pour ce type de prestation, et photographier un concert sans avoir d’endroit convenable pour se placer devient très compliqué.

C’est pourquoi, il convient plus de débuter en photo de concert dans de petites salles de concert pour faire vos photos. Vous aurez plus de flexibilité pour vous déplacer et ainsi choisir le bon spot pour faire vos photos.

Avec de l’expérience, vous pourrez vous constituer un portfolio intéressant.

Cependant, pendant toute la durée du concert, faites preuve de discrétion, car rappelez-vous que les gens payent pour passer une bonne soirée et pas pour voir un quelqu’un courir dans tous les sens avec son appareil photo.

En plus des plans d’ensemble, n’hésitez pas faire des plans serrés sur les musiciens en intégrant leur instrument, tout en évitant de le couper.

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Michael Watson at trombone by Mats Anda

Pensez aussi à intégrer le public sur certaines de vos photos 😉

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Photo en noir et blanc par Monsieur Lö

Exploitez l’ambiance colorée de la scène en jouant avec les ombres et les spot de lumières pour faire des photos originales, telles qu’une photo d’artiste en silhouette par exemple.

photo-concert-silhouette-musicien

Aaron Branch of Building 429 by Jason Waite

Prêtez aussi attention à votre placement lorsque vous photographiez un chanteur, pour éviter d’avoir son micro au milieu du visage.

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It’s Alright (Baaba’s Coming Back) by Kenny Maths

Enfin, n’espérez pas vous faciliter la tâche avec l’utilisation du mode rafale de votre appareil photo. La photographie de concert n’est pas un sport, et l’action engendrée par la musiciens n’est pas comparable, alors levez le petit doigt de temps en temps 😉

Soyez simplement patient et à l’affût de la moindre occasion qui se présente à vous, et  je suis sûr que vous réussirez de belles photos de concert.

Comment réussir ses photos de neige

Comme chaque année, la saison hivernale est propice à rester bien au chaud, mais lorsqu’on aime photographier, bizarrement, le froid n’existe plus et l’envie de sortir faire des photos est plus forte.

Je vous rassure, ce n’est pas le cas de tout le monde, certaines personnes détestent cette saison glaciale et n’arrivent pas à se motiver pour photographier par temps froid.

C’est dommage car elles manquent l’opportunité de réaliser de belles photos. Si vous êtes dans ce cas, je vais tenter de vous convaincre à sortir votre appareil photo pour vous permettre d’affronter le froid dans de bonnes conditions.

Ensuite, nous verrons principalement comment photographier la neige en toute simplicité.

Sortez couvert pour photographier en hiver

Avant d’aller faire des photos lorsqu’il fait très froid, il convient de se vêtir plus chaudement que d’habitude.

Le corps se refroidit vite, c’est pas nouveau ; donc pour vous assurer un confort optimal tout en vous permettant de photographier le plus longtemps possible, il est préférable de protéger du froid en priorité les zones les plus sensibles, à savoir les pieds, la tête et les mains, car n’oubliez pas que vous serez amené à rester immobile la plupart du temps.

Pour le corps, n’hésitez pas à superposer les couches de vêtements, en utilisant la soie par exemple comme première couche, cela permettra à votre corps de respirer. Oubliez le coton car il retiendra l’humidité de votre corps. Préférez plutôt les matières synthétiques qui tiennent chaud, comme le thermolactyl.

Vous pouvez ensuite ajouter une polaire comme seconde couche puis un coupe vent pour la troisième. Ajoutez à cela une bonne veste, un bonnet ou une cagoule et vous êtes paré pour photographier en hiver sans être frigorifié. Cependant, privilégiez des vêtements assez souples pour plus de mobilité.

En fonction de là vous comptez aller photographier et le temps que vous passerez à faire des photos, pensez à partir avec des chaussures de qualité.

Elles doivent être confortables et imperméables, du type randonnée, avec des chaussettes épaisses adaptées pour lutter contrer le froid.

Enfin, prenez le temps de bien choisir vos gants, car même si ceux-que vous possédez sont très chaud, ils doivent surtout être adaptés à votre confort de photographe, c’est à dire en vous laissant facilement accès aux différents boutons de votre appareil photo, pensez-y 😉

gants-photographe

Ces gants sont parfaits pour maintenir vos minimes au chaud, mais surtout, ils vous libèrent le pouce et l’index en rabattant très simplement les extrémités aimantés pour que vous puissiez photographier librement. Que demander de plus ! Cliquez sur l’image pour en savoir un peu plus 😉

Protégez votre matériel photo pour photographier en hiver

Lorsqu’on souhaite photographier en hiver, il faut avant tout penser à protéger son matériel photo. Sachez que celui-ci n’aime pas trop être exposé au froid, surtout lors de températures négatives.

La plupart des appareils photos ne sont pas conçus pour être utilisés lors de telles conditions, hormis certains modèles tropicalisés.

Cela implique donc de prendre certaines précautions afin d’éviter que le vôtre ne prenne un coup de froid trop brutal.

Tout d’abord, il est préférable de sortir votre appareil photo uniquement lorsque vous souhaitez faire des photos et le protéger du froid provisoirement à l’intérieur de votre blouson par exemple ou le ranger dans votre sac photo lorsque vous ne l’utilisez pas.

Ne faites pas l’erreur de l’enfermer dans une poche congélation, il serait hermétique. De plus, de la condensation se formerait à l’intérieur de la poche, et provoquerait de l’humidité.

L’eau condensée s’infiltrerait dans votre matériel et endommagerait les circuits électroniques. C’est cool non ?

Évitez donc les chocs brutaux de températures lors du passage d’un endroit chaud à très froid, comme lorsque vous sortez de l’intérieur. La condensation se forme très rapidement en créant de la buée sur l’objectif ainsi que sur le viseur.

Ce n’est pas toujours agréable et l’enlever avec les doigts n’est pas la bonne solution. C’est pourquoi il est toujours bon d’emporter avec vous un chiffon micro fibre pour objectif afin d’éliminer provisoirement cette buée.

L’électronique embarquée de nos appareils photos craignent le froid, donc pour éviter les choc thermiques qui pourraient se produire à l’intérieur, vous devez autant que possible faire descendre progressivement la température en acclimatant votre appareil photo dans votre sac photo quelques temps à l’extérieur et au retour de votre séance une fois à l’intérieur.

Gardez aussi à l’esprit que les batteries de appareils photos ont tendance à se décharger plus rapidement en période de froid intense, donc prévoyez un ou plusieurs accus supplémentaires préalablement chargés. Prenez le soin de les ranger dans un endroit près de vous relativement chaud, comme dans votre poche par exemple.

Comment photographier la neige

photographie-neige-dunes

Norwegian snow desert by Markus Trienke

En cette saison, ce qui caractérise le plus l’hiver, c’est avant tout la neige. Je veux parler d’une neige bien blanche et pas grisâtre que vous avez peut être sur vos photos d’hiver.

C’est un problème que l’on rencontre lorsqu’on laisse faire l’appareil photo. C’est simplement une erreur logique d’exposition. Vous allez comprendre pourquoi 🙂

Tout d’abord, vous devez savoir que la cellule de votre appareil photo qui effectue la mesure de la lumière, affecte une valeur moyenne en mode multi zones ou matricielle pour exposer correctement une image.

La plupart des sujets ne posent pas trop de problème avec ce mode de mesure de lumière, alors que d’autres, comme la neige ou toute surface de nature blanche trompent la cellule d’exposition. Pourquoi ?

Tout simplement car certains sujets réfléchissent plus la lumière que d’autres, comme la neige par exemple.

Si la quantité de lumière qui est renvoyée sur le capteur dépasse la valeur moyenne indiquée par la cellule, alors l’appareil photo en déduit : il y a trop de lumière. Il adapte la valeur moyenne et en conclu une sous-exposition. C’est simple non ?

A l’inverse, si la quantité de lumière reçue par le capteur n’atteint pas la moyenne, alors la cellule déterminera une sur-exposition.

Vous comprenez maintenant pourquoi, la neige, une fois photographiée, apparaît souvent grise sur les photos, car elle est ramenée à une valeur moyenne, le fameux gris à 18%.

La solution pour réussir ses photos de neige consiste à compenser l’exposition en sur-exposant via le correcteur d’exposition, d’une ou deux valeurs diaphragme, ou en baisant la vitesse d’obturation.

Pour bien voir la différence, je vous invite à essayer la technique du bracketing.

Surveillez l’histogramme pour exposer correctement vos photos de neige

Ces réglages dépendent essentiellement de l’intensité lumineuse, pour cela, faites de tests. Lorsque le temps est gris, vous serez amené à sur-exposer d’avantage que par temps ensoleillé, donc faites attention à ne pas trop sur-exposer afin de garder des détails dans les hautes lumières.

Vous remarquerez qu’en fonction des conditions lumineuses, il est difficile de vérifier l’exposition directement sur l’écran LCD de l’appareil photo. C’est ainsi que de nombreux appareils photo sont maintenant capables d’afficher l’histogramme. Si vous ne l’utilisez pas, c’est dommage, car vous ratez l’opportunité de réussir vos photos de neige.

L’histogramme en photo est une valeur sûre qui vous permet de juger efficacement la bonne exposition d’une image. Je vous conseille aussi d’activer le clignotement des zones d’écrêtées dans le menu de votre appareil photo. C’est une aide rapide et précieuse qui vous sera utile tout le temps.

Photographier la neige qui tombe

Pour renforcer le côté hivernal de vos photos, il est intéressant et assez simple de photographier les flocons de neige qui tombent.

Pour les avoir bien rond, vous devrez utiliser une vitesse d’obturation suffisamment élevée, sans quoi, une vitesse lente provoquera des traits voire un filé de neige si le temps d’exposition est trop long.

Pour cela, utilisez de grandes ouvertures de diaphragme afin de noyer les flocons dans le flou au premier plan, et créer ainsi un joli bokeh de neige ou snowkeh si vous préférez 😉

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Winter’s Bone by Jenny Onsager

Rappelez-vous aussi que plus vous augmentez la focale, plus les flocons apparaissent gros au premier plan.

Par contre, attention à ne pas utiliser le flash pour photographier la neige qui tombe. C’est l’assurance d’obtenir des flocons cramés 😉

La gestion des couleurs en hiver

Comment chaque année, l’hiver nous offre des couleurs assez pauvres, de part la saison bien sûr mais d’autant plus quand le soleil ne parvient pas à percer totalement.

Vous devrez donc être à l’affût de la bonne lumière, et savoir comment gérer correctement la balance des blancs sur votre appareil photo mais aussi en post-traitement.

Pour ma part, j’aime beaucoup les teintes froides, douces, pastels, si caractéristiques de la saison hivernale. Profitez donc de la douceur et de la pureté des paysages enneigés lors des levés et couchers du soleil saupoudrés d’orange et de magenta.

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Midwinter light by Eva Mårtensson

Vous aurez sans doute remarqué que sous un beau ciel bleu, la neige prend la dominante de celui-ci. C’est évidement causé par la couleur du ciel qui vient se réfléchir sur la neige.

La couleur de la neige va dépendre essentiellement de la température de couleur du soleil en fonction de l’élévation de celui-ci au fil de la journée.

La neige paraîtra bleu au zénith, alors que les teintes de celle-ci vireront au rose, magenta, orange, lorsque le soleil sera au plus bas.

C’est pourquoi vous devez bien choisir votre balance des blancs. Evitez d’utiliser l’automatisme mais préférez les pré-réglages de températures de couleurs.

Sinon, réalisez une balance des blancs manuelle.

Vous pourrez aussi neutraliser la dominante en post-traitement si vos photos ont été prisent au format raw, dans le but de retranscrire l’atmosphère glaciale de l’hiver.

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Something magical by Gioacchino Petronicce

Ceci dit, ne cherchez pas systématiquement à vouloir supprimer toute dominante.

Si à l’inverse vous souhaitez renforcer le bleu du ciel sur vos photos de paysages lorsqu’il fait beau, alors je vous recommande d’utiliser un filtre polarisant. Celui-ci aura pour effet de renforcer le contraste sur les nuages ainsi que sur la neige.

Profitez également des goldens hours, ces couleurs chaudes du matin et du soir qui réchauffent les teintes.

Magnifiez vos photos en profitant du coucher de soleil hivernal.

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Frozen by Vadim Balakin

Si vous photographiez par temps brumeux, vous remarquerez que l’absence de couleurs rend les paysages enneigés vraiment tristes. C’est le moment de penser à photographier en noir et blanc.

Restez simple et subtil 😉

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Solitude by Jeff Gaydash

Observez le moindre rayon pour aller jouer avec les ombres et la lumière. Soignez vos composition pour donner du contraste à vos images, qu’elles soient en couleurs ou en noir et blanc.

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Winter Dream by gregor H [PRO EX]

 J’espère que ces conseils vous aideront à faire de meilleures photos de neige 😉

Si vous avez aimé cet article, partagez-le !

Et si vous avez d’autres conseils supplémentaires à faire partager, n’hésitez pas à les commenter 😉

Comment photographier l’automne et ses couleurs

Chaque année, l’automne est la saison idéale pour faire de belles photos. C’est même l’un des meilleurs moments de l’année pour s’exercer à la photographie de paysage.

Les couleurs que la nature nous offrent sont si belles que l’on ne résiste pas longtemps à sortir dehors pour aller les photographier.

Pour vous donner une chance de réussir vos photos d’automne, vous devez tout de même rassembler les bons ingrédients.

Dans cet article, nous allons voir les différents éléments que vous devez prendre en compte pour restituer toute la beauté que la nature nous offre.

Restituez l’ambiance automnale grâce à la lumière

Golden rays of Autumn by Ron Buist

Golden rays of Autumn by Ron Buist

Comme dans toutes photographies, la lumière est l’élément indispensable à ne pas oublier pour magnifier une image. Et plus particulièrement en cette saison, vous verrez que la lumière joue un rôle primordial.

Je vous conseille de photographier durant les goldens hours, ces heures durant lesquelles le soleil est au plus bas. Vous obtiendrez une lumière chaude de qualité qui intensifiera les couleurs naturellement.

Vous l’aurez compris, c’est donc le matin ou en fin de journée que vous devrez faire vos photos.

Contrairement à la saison estivale, le soleil reste bas assez longtemps. Cela vous laisse donc un peu plus de temps pour faire vos photos 😉

Vous profiterez ainsi des lumières rasantes aux tons chauds, donnant du relief à vos images. L’automne est la saison idéale qui peut vous aider à dompter la lumière.

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Autumn Perfection by Charles Young

Toujours pendant ces meilleurs moments de la journée, observez la direction de la lumière. En particulier les rayons lumineux du soleil qui viennent épouser le feuillage par l’arrière.

Cependant, évitez de photographier face au soleil et vissez un pare soleil sur votre objectif pour éviter les lumières parasites.

Pour obtenir un joli effet de rétro-éclairage, vos sujets doivent être de nature transparente, en particulier le feuillage. 

L’exposition quant à elle, doit être parfaitement maîtrisée.

feuillage-retro-eclairage-automne-backlight

Pour cela, utilisez la mesure spot, le mode manuel ou la correction d’exposition lorsque vous êtes en mode priorité à l’ouverture, de façon à exposer pour le sujet rétro éclairé.

retro-eclairage-feuille-backlight-automne

Autumn Color by Edgar Barany C

L’atmosphère d’une photo se crée avant tout par la bonne lumière. Vous devez observer celle qui restituera l’ambiance automnale.

automne-rayons-du-soleil

Golden rays lift autumn hues by Andy Hough

Même si le soleil ne montre pas le bout de son nez lors de journées nuageuses, vous avez tout intérêt à sortir votre appareil photo.

Par temps couvert, les nuages créent un voile, diffusant une lumière douce qui restitue parfaitement les couleurs sans qu’elles s’interfèrent directement par les rayons du soleil, de quoi accroître votre créativité lors de matins humides ou après une bonne averse.

En effet, l’eau a le pouvoir d’accentuer l’intensité des couleurs, ce qui vous permet de jouer avec le contraste. Vous pourrez ainsi vous focaliser plus facilement sur d’autres aspects, tel que les formes et les textures par exemple.

Pensez aussi à utiliser des vitesses lentes pour donner un effet brumeux à l’eau. Pour cela, n’oubliez pas d’emporter un trépied.

Autumn Cascade by Darren White

Autumn Cascade by Darren White

N’hésitez pas aussi à utiliser les reflets de l’eau lorsque vous composez, effet garanti 😉

automne-reflets

Autumn Reflections by Ania.Photographyo

Rien de tel qu’un peu de brume et de brouillard pour retranscrire au mieux l’atmosphère de l’automne.

Évoquant un sentiment de mystère et d’intrigue, cette couche brumeuse noie les sujets qui y sont dissimulés, au travers du passage de la lumière, réduisant ainsi le contraste.

Utilisez-le à votre avantage 😉

automne-brume-faible-contraste

Amongst the Autumn Mist by Paul Jolicoeur

Cependant, soignez vos compositions en restant simple mais efficace. Privilégiez les sujets qui se détachent naturellement.

Faites en sortes que vos images soient épurées.

Vous pouvez aussi choisir un point de vue en hauteur pour donner plus de relief et redonner un peu de contraste.

En général, ces ambiances voluptueuses aux tonalités légères affectent l’exposition et assombrissent les images. Je vous recommande d’exposer à droite en vous aidant de l’histogramme.

Dans ces conditions de faibles luminosité, le capteur reçoit très peu de lumière, ce qui engendre des vitesses d’obturations lentes, surtout lorsque vous optez pour de petites ouvertures de diaphragme.

Pensez à utiliser un trépied pour vous assurer un maximum de netteté.

Privilégiez toujours la qualité en baissant la sensibilité iso au minium.

Renforcez les couleurs de l’automne

Colors by Ray

Colors by Ray

Afin de redonner tout l’éclat des couleurs que la végétation nous montre, vous devrez user de techniques simples mais très efficaces.

Tout d’abord, oubliez le réglage automatique de la balance des blancs et optez plutôt pour un pré-réglage en fonction des conditions de lumières.

N’hésitez pas à réchauffer les couleurs en augmentant la température kelvin par le biais de pré-réglages ou via un réglage personnalisé de la balance des blancs (nuageux par exemple).

MELLOW AUTUMN LEAVES by ajpscs

MELLOW AUTUMN LEAVES by ajpscs

Sachez que si vous photographiez en JPEG, l’usage de la balance des blancs est un paramètre à prendre en compte dès la prise de vue. En optant pour le format RAW, vous pourrez toujours revenir dessus dans un logiciel de développement et redéfinir celle qui vous convient. C’est juste une sécurité.

Mais je vous conseille tout de même de choisir la bonne balance des blancs au moment de la prise de vue afin d’éviter de perdre du temps en post-production.

L’autre moyen simple d’accentuer la saturation des couleurs et de renforcer le contraste, c’est d’utiliser un filtre polarisant. Vous obtiendrez un ciel bleu saturé, faisant ressortir les nuages s’ils sont présents.

Les feuillages sont plus éclatants, ce qui donne un véritable coup de peps aux images.

Ce filtre photo a aussi le pouvoir d’éliminer les reflets sur les feuilles et sur l’eau.

All Autumn by Luis Oquendo

All Autumn by Luis Oquendo

Mais sachez qu’il n’est pas obligatoire d’utiliser ce type de filtre pour faire de belles photos de paysages d’automne. En cette saison, le contraste est relativement très présent, ce qui renforce naturellement les couleurs en général. Néanmoins, si vous souhaitez vous en procurer-un, je vous conseille la marque Rodenstock qui est d’excellente qualité.

Filtre polarisant Rodenstock de diamètre 77mm. Cliquez sur l'image pour en savoir un peu plus sur ce filtre photo polarisant d'excellente qualité.

Filtre polarisant Rodenstock de diamètre 77mm. Cliquez sur l’image pour en savoir un peu plus sur ce filtre photo polarisant d’excellente qualité.

L’autre technique consistant à dynamiser d’avantage le contraste global de l’image, est l’utilisation des couleurs complémentaires. L’idée est de partir à la recherche de contraste en opposant les couleurs.

Pour harmoniser le contraste global de l’image ci-dessous, la végétation d’automne aux couleurs dorées s’accorde parfaitement avec le bleu du ciel.

A vous de chercher d’autres couleurs complémentaires pour les marier entre elles.

Early Morning at Derwentwater {Explored} (431)

Early Morning at Derwentwater {Explored} (431) by Paul Garnett

Photographiez les détails, les formes et les textures

En automne, c’est aussi l’occasion de photographier les autres éléments que la nature nous propose. Vous avez l’embarras du choix.

Les innombrables feuilles mortes qui jonchent le sol, les champignons, les insectes, les toiles d’araignées et j’en passe, vous feront passer de longs moments pour réussir de belles photos.

Tout ce qui caractérise l’automne est bon à photographier. A vous d’observer et repérer, pour dénicher le sujet idéal 😉

C’est le moment d’utiliser de grandes ouvertures de diaphragme pour permettre  à votre sujet de se détacher complètement du fond.

nature's pastel....... by Brigitte Lorenz

nature’s pastel……. by Brigitte Lorenz

Jouez avec les formes tout en isolant vos sujets du reste de l’image.

feuille-forte-eau-automne

Autumn Showers – Explored by Jack Hood

La rosée du matin est parfaite pour transformer une toile d’araignée et la faire scintiller comme un bijou de la nature. Si vous possédez un objectif macro, c’est l’occasion de le sortir 🙂

Hanging by a web by Kimberly

Hanging by a web by Kimberly

La macrophotographie vous permet d’aller encore plus loin. La photo ci-dessous illustre bien les nervures de cette feuille, produisant une splendide texture automnale.

autumnal tones by Richard lewis

autumnal tones by Richard lewis

J’espère que cet article vous sera utile pour réussir vos photos en cette période automnale. Si vous avez d’autres conseils à partager, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires.

Comment photographier un feu d’artifice

Chaque année, le traditionnel feu d’artifice du 14 juillet vous offre l’opportunité de faire de belles photos. Tout l’été, de nombreuses autres occasions vous permettront encore de vous améliorer lors de ces spectacles pyrotechniques.

Quoi qu’il en soit, vous verrez qu’il n’est pas vraiment difficile de réussir ses photos de feux d’artifices à condition de savoir la théorie. Voyons ensemble quelques conseils à prendre en compte pour vous aider à réussir de bonnes photos de feux d’artifices.

Trouver le bon emplacement pour réussir ses photos de feux d’artifice

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Fireworks from our Balcony by Tyler Ingram

Si vous êtes mal placé alors que le spectacle a commencé, vous n’aurez pas le temps de vous déplacer pour changer d’endroit.

Pour espérer faire de meilleures photos le soir du feu d’artifice, je vous conseille d’arriver assez tôt sur les lieux afin de repérer l’endroit parfait où vous devrez vous installer.

L’idéal serait de faire le repérage lorsqu’il fait encore jour.

Ensuite, vous devez savoir d’où seront lancés les fusées. À partir de cette information, cherchez un endroit avec une vue dégagée sur le ciel.

Comme vous le savez, les spectacles pyrotechniques sont généralement bondés de monde, c’est pourquoi il est nécessaire de déterminer l’emplacement idéal pour vous assurer que personne et qu’aucun élément gênant ne perturbe votre composition.

De plus, vous ne devez pas nécessairement être à proximité de l’endroit d’où seront tirés les feux pour réaliser vos photos. Gardez-en tête que plus vous serez proche, plus il vous faudra un angle important. Vous prenez le risque d’avoir des gerbes en dehors du cadre.

Il est donc préférable de rester assez éloigné, ce qui vous permettra au passage, d’intégrer plus facilement certains éléments du paysage dans vos images.

Vous devez aussi prendre garde au vent. En effet, dès lors des premiers lancements, les feux d’artifice produisent de la fumée qui risque d’altérer les couleurs et la netteté de vos photos si le vent vous arrive de face.

Enfin, essayez de trouver un point de vue unique auquel personne n’ai déjà pensé 😉

Vous pouvez par exemple vous placer près d’une étendue d’eau qui reflète les feux d’artifice ou trouvez un endroit en hauteur, là où les feux d’artifice sont au niveau des yeux (sur un toit, un balcon ou un pont).

photographier-feu-artifice-reflets-eau

The exploding sky by Miroslav Petrasko

Faites preuve de créativité et allez où la plupart des gens ne vont pas. Vous comprendrez alors pourquoi la reconnaissance des lieux est importante dans ce cas là 😉

Le matériel pour photographier un feu d’artifice

  • Un appareil photo capable de faire des photos en pose longue et de travailler en mode manuel. A défaut, certains appareils photos ayant le mode scène « feux d’artifice » pourront s’en servir mais sans avoir la garantie d’un contrôle total de l’exposition aléatoire pour ce genre de prise de vue.
  • Un objectif grand-angle dans la majorité des cas. Prévoyez le pare-soleil pour protéger la lentille frontale mais aussi pour éviter de faire passer les lumières parasites.
  • Un trépied stable s’avère indispensable pour obtenir des photos nettes sans flous de bougé. Vous allez utiliser des vitesses d’obturations lentes, ce qui vous oblige à stabiliser impérativement votre appareil photo. Pour gagner en stabilité, il n’est pas nécessaire de déployer entièrement toutes les branches du trépied ainsi que sa colonne centrale. Choisissez un endroit stable pour le poser et lestez-le si besoin. Si vous n’avez pas de trépied, vous pouvez utiliser un sac de riz ou toute autre surface plane.
  • N’oubliez pas le plateau rapide qui vient se visser sous l’appareil photo pour le fixer ensuite à la rotule du trépied.
  • Un déclencheur avec ou sans fil. Pas indispensable mais je vous le recommande fortement pour éviter les vibrations dues au déclenchement mais surtout pour l’utiliser avec le mode bulle. Vous pouvez vous procurer une télécommande compatible avec de nombreux appareils photo en cliquant ici.
  • Au moins deux cartes mémoires vides (j’inclue celle de secours).
  • Une batterie bien chargée et une de secours également.
  • Le flash doit rester dans son logement, à moins que vous ne vouliez éclairer un premier plan très intéressant. Dans la majorité des cas, il est inutile pour ce type de prise de vue. Partez du constat qu’éclairer de la lumière, ça n’a pas de sens…
  • Une lampe de poche par contre peut vous aider à faire et vérifier vos réglages dans l’obscurité.
  • Un bout de tissu noir mat assez épais de préférence. Vous verrons l’utilité de cet accessoire un peu plus bas dans l’article.

Les réglages de prises de vues pour faire de belles photos de feux d’artifices

Fireworks by Colink

Fireworks by Colink

Lorsque vous êtes à votre emplacement, il est temps d’installer votre matériel et de passer aux réglages pour être enfin prêt à prendre de belles photos de feux d’artifice.

Installation et vérification

  • Mettez en place votre trépied et fixez votre appareil photo sur sa rotule, ou posez le sur une surface stable si vous n’en avez pas. Il ne devra en aucun cas bouger lors de la prise de vue.
  • Désactivez la stabilisation de votre appareil photo et/ou de votre objectif si celui-ci en est pourvu.
  • Désactivez le flash.
  • Connectez votre télécommande.
  • Jetez un oeil dans le viseur pour ajuster le cadrage et vérifiez que l’horizon est bien droit.

Réglage de la mise au point

Lorsqu’il fait nuit et donc dans ces circonstances, l’appareil photo aura beaucoup de mal à faire la mise au point correctement. C’est pourquoi vous devez désactiver l’autofocus sur celui-ci ainsi que sur votre objectif afin de passer en mode de mise au point manuelle. Pour cela, tournez la bague de mise au point légèrement avant le signe infini et ne touchez plus à rien.

Les paramètres d’exposition pour la prise de vue

Tout d’abord, vous devez savoir que la luminosité d’un feu d’artifice varie selon :

  • Le rythme plus ou moins soutenu des fusées qui explosent dans le ciel.
  • Les gerbes qui se superposent.
  • Les couleurs des feux d’artifices. Elles n’ont pas toutes la même intensité lumineuse. Les couleurs les plus lumineuses seront le blanc, suivi du vert et du rouge. Enfin les moins lumineuses seront le bleu, le violet et la couleur dorée.
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Big Bay Boooooom! (Explored) by Wenjie Qiao

Maintenant que vous savez ça, passez en mode manuel sur votre appareil photo.

Réglez la sensibilité de votre appareil photo au minimum. Celui est stabilisé sur trépied, il est donc inutile d’augmenter les isos.

Vous devez savoir que ce paramètre a une influence sur la lumière ambiante ainsi que sur l’exposition des gerbes du feu d’artifice. Je vous conseille de ne pas trop toucher à ce paramètre pour ne pas gâcher la qualité d’image mais plutôt utiliser l’ouverture du diaphragme.

Similaire à la technique d’exposition au flash, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité sont les deux paramètres qui vont influer le plus sur l’exposition des trainées lumineuses du feu d’artifice.

Pour commencer, choisissez une valeur d’ouverture de F/11. En fonction de la luminosité des gerbes, ouvrez le diaphragme si votre photo est sous-exposée ou fermez-le dans le cas inverse.

Vérifiez l’histogramme sur votre appareil photo pour contrôler l’exposition et ajustez vos réglages si nécessaire.

Le temps de pose quant à lui vous servira à capturer un maximum de gerbes et son impact sur l’exposition des trainées du feu d’artifice sera moins prépondérant par rapport à l’ouverture et la sensibilité.

En clair, ce n’est pas en modifiant la vitesse d’obturation que l’on corrige l’exposition du feu d’artifice. Elle aura par contre une influence directe sur l’exposition de l’éclairage ambiant. Tout sera une question de dosage en fonction de l’environnement.

Je vous conseille de définir un temps de pose de 4 secondes pour commencer mais celui-ci pourra varier en fonction du nombre de gerbes et du rythme du feu d’artifice.

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Vancouver fireworks 2013 by Gord McKenna

Pour un meilleur contrôle du temps d’exposition, je vous conseille d’utiliser le mode Bulb de votre appareil photo avec l’aide de votre télécommande.

Dès lors que vous entendez les fusées du feu d’artifice partir, vous allez maintenir le doigt appuyé sur le déclencheur de votre télécommande afin de laisser ouvert l’obturateur pendant quelques secondes et relâcher le bouton lorsque les trainées lumineuses auront fini leurs descentes.

Seulement attention, un temps d’exposition trop long viendrait à surcharger la photo et surexposer les gerbes qui se superposent au fil du feu d’artifice.

Afin d’éviter cela, entre les lancements, vous placez un morceau de tissu noir devant l’objectif sans le faire bouger. Agissant ainsi comme une barrière à lumière pendant la durée d’exposition, vous allez pouvoir agir par séquence et inclure ou non certains éléments lumineux sur votre photo.

Dans l’idéal, il faut réussir à trouver la bonne combinaison permettant d’exposer correctement la lumière ambiante grâce à la vitesse d’obturation et une bonne exposition des trainées lumineuses grâce à l’ouverture et (la sensibilité).

Enfin, pour conclure, ne restez pas l’œil collé à votre viseur. Ayez une vision d’ensemble afin d’anticiper et d’être réactif au bon moment.

Enfin, le plus important est que vous preniez du plaisir à fairet le plus de photos possible mais également de profiter du spectacle 😉

Comment faire des photos d’éclairs d’orages

Lorsqu’il y a de l’orage dans l’air, l’envie de sortir dehors pour capturer l’instant bref d’un éclair avec son appareil photo peut rebuter ou motiver certains d’entre vous.

Mais si vous êtes du genre téméraire, que vous connaissez un minimum votre appareil photo et que vous maitrisez les bases de l’exposition, alors vous êtes prêt à faire de belles photos d’éclairs.

Rappelez-vous qu’il n’y a pas de temps à perdre sous un orage 😉

Ne pas négliger les mesures de sécurité lors d’un orage

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My Chase Vehicle Under Lightning by Kelly Delay

Les chasseurs d’orages savent parfaitement que photographier lorsqu’il fait orage n’est pas sans risques.

Hormis la foudre, l’orage est souvent accompagné de fortes précipitations et parfois de grêle, ce qui amène à prendre des précautions pour éviter tout risques d’accidents corporels et matériels.

Donc avant de vous aventurer sous un orage ténébreux, prêtez attention à ces quelques recommandations de bon sens.

Ne vous placez pas en plein milieu d’un champ et tenez vous à l’écart des arbres isolés, des clôtures métalliques, des poteaux électriques ainsi que des zones d’eaux pour éviter d’attirer la foudre.

Si vous ressentez des fourmillements ou que vos cheveux s’hérissent, c’est qu’il vous reste que quelques secondes avant de déguerpir à un endroit sécurisé.

C’est pourquoi vous devez rester à proximité de votre voiture lors de vos déplacements, pour vous y réfugier en cas de danger. Elle reste un moyen sûr pour vous protéger contre la foudre, agissant ainsi comme une cage de Faraday.

Maintenant que vous êtes informés et même si vous saviez déjà tout ça (je n’en doute pas une seule seconde), il en va de votre responsabilité si vous ne les respectez pas 😉 On ne plaisante pas avec sa sécurité.

Consultez la météo pour localiser les orages

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Evolution en temps réel des orages et impacts de foudre

Non, ce n’est pas la météo d’avant le journal télévisé qui vous dira où la foudre va frapper 😉

Pour savoir avec précision les endroits les plus touchés par des orages, je vous invite à consulter des cartes météorologiques liées à ce type d’évènements climatiques.

C’est le cas du site de l’observatoire français des tornades et des orages violents Keraunos qui dispose de bulletins complets sur les prévisions de risques orageux sur tout le territoire.

Lors de vos déplacements, vous pouvez également suivre en temps réel l’évolution des impacts de foudre en vous référent au site Lightning Maps sur votre ordinateur ou en utilisant une application pour smartphone comme Blitzortung Lightning Monitor pour Android et Live Lightning pour iOS.

Grâce à ces informations, vous pourrez trouver plus facilement des emplacements sécurisés propices à la capture d’éclairs.

Le matériel pour faire des photos d’orages

  • Un appareil photo pouvant passer en mode manuel afin de pouvoir contrôler tous les paramètres d’expositions, tels que l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité. Donc si vous avez un compact ou un bridge qui permet de passer dans ce mode, c’est tout à fait possible de faire des photos d’éclairs, même s’il sera quand même préférable de posséder un hybride ou un reflex pour réaliser ce type de prise de vue. S’il est doté de la fonction BULB, c’est un plus. Il vous permettra de contrôler finement la durée d’exposition et d’exposer au delà de 30 secondes de pose.
  • Un trépied robuste afin de stabiliser parfaitement l’appareil photo lors des poses longues.
  • Une télécommande afin d’éviter tout risque de flou de bougé.
  • Un intervallomètre peut s’avérer utile pour automatiser les prises de vues.
  • Un objectif grand-angle, avec une préférence pour la focale fixe. Vous obtiendrez une bien meilleure qualité d’image et vous limiterez les aberrations chromatiques. Vous pouvez aussi vous servir un téléobjectif pour les éclairs lointains.
  • Une protection contre la pluie pour protéger votre appareil photo.
  • Un filtre UV, un pare soleil pour protéger la lentille des intempéries.
  • Un chiffon microfibre pour essuyer les gouttes d’eau sur l’objectif.

Les réglages pour photographier les éclairs d’orages

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Pacifica Lightning by Mike

L’objectif est de réaliser une pose longue pour exposer correctement la scène et d’espérer qu’un ou plusieurs éclairs viennent s’imprimer sur la surface du capteur.

Les conditions de lumières les plus favorables pour capturer les éclairs d’un orage reste la nuit, mais nous verrons qu’il est possible d’en photographier en plein jour un peu plus bas.

Lorsque vous avez trouvé le spot idéal pour faire vos photos d’orages :

  • Mettez en place votre trépied et lestez-le si le vent présent est trop fort.
  • Connectez votre télécommande à votre appareil photo.
  • Relevez le miroir pour les reflex dans le but de limiter les vibrations.
  • Débrayez l’autofocus et réglez la mise au point sur l’infini.
  • Passez en mode manuel pour contrôler l’exposition.
  • Baissez au minimum la sensibilité de votre appareil photo pour préserver la qualité d’image et limiter le bruit numérique.

Comme en photographie de nuit, la pollution lumineuse est l’élément crucial à prendre en compte pour juger du temps de pose suffisant pour bien exposer votre image.

C’est pourquoi je vous recommande pour commencer, de choisir un temps d’exposition compris entre 6 et 15 secondes.

Si vous êtes dans l’obscurité sans présence de lumières trop fortes, allongez le temps de pose jusqu’à 30 secondes ou utilisez le mode Bulb à l’aide de votre télécommande pour contrôler et affiner l’exposition.

nuages-orages-eclairs-coucher-soleil

Clouds, Storms and sunsets by MattysFlicks

Ce mode consiste à laisser l’obturateur ouvert pour laisser passer la lumière jusqu’à ce que vous décidiez de le fermer. Attention tout de même à ne pas trop exposer longtemps pour éviter de sur-exposer votre image.

En utilisant le mode bulb, vous pouvez aussi espérer capturer plusieurs éclairs sur la même photo et dépasser les 30 secondes de pose lorsque la nuit est totalement noire.

En ce qui concerne l’ouverture du diaphragme, une valeur comprise en F/8 et F/11 convient bien généralement mais pour photographier des éclairs lointains, ouvrez le diaphragme entre 2,8 et 5,6 et fermez-le à mesure qu’ils se rapprochent.

Malheureusement, pour photographier les éclairs d’un orage, il n’y a pas de réglages parfait prêt à l’emploi. Rappelez-vous simplement que pour obtenir une bonne exposition, tout est une question de quantité de lumière présente sur la scène à photographier. Vous devrez donc adapter vos réglages en fonction des conditions de lumières.

Sachez aussi que le facteur chance sera votre allié pour réussir pleinement vos photos d’orages 😉 Ne vous découragez-pas, persévérez et shootez !

éclairs d'orages le jour

Rocky Mountain Front Range Foothills Lightning Strikes by The Lightning Man

Si vous souhaitez prendre des photos d’éclairs le jour comme la photo ci-dessus, ça se complique un peu, en sachant que la luminosité sera plus forte, les photos seront à coup sûr fortement sur-exposées lors d’une pose trop longue. Cependant il existe plusieurs techniques qui peuvent vous aider à faire des photos d’éclairs le jour.

  • Utilisez le mode rafale de votre appareil photo en calant une vitesse d’obturation très courte et en choisissant une très petite valeur de diaphragme. Cette méthode n’est cependant pas la plus recommandée car vous aurez beaucoup plus de déchets qu’une pose plus longue avant d’avoir la chance de capturer un éclair.
  • Vous pouvez aussi employer un filtre photo gris neutre pour faire barrage à la lumière afin de baisser son intensité et pouvoir utiliser des temps d’exposition plus long, de l’ordre de la seconde. Dans ce cas, l’usage d’un filtre ND8 est suffisant mais fait perdre les ramifications d’éclairs.
  • Une autre technique plus fiable consiste à s’équiper d’un déclencheur, permettant de détecter facilement les ondes et les variations d’intensités lumineuses. Allez jeter un oeil sur ce Strike ou ce Lightning Sensor de référence.

Pour conclure et avant que vous fassiez vos photos d’éclairs, pensez à la composition. N’hésitez pas à inclure des éléments au paysage pour montrer toute la puissance et la dimension que les éclairs génèrent.

Enfin, privilégiez l’utilisation du format RAW afin de pouvoir corriger en post traitement l’exposition, la balance des blancs et le bruit lié à la pose longue.

7 conseils pour faire de la photo macro quand on débute

Lorsqu’il fait beau, les envies d’aller faire de la photo ne manquent pas et surtout lorsqu’on aime photographier des fleurs et autres insectes en gros plan.

Dans la nature, vous trouverez une source inépuisable de sujets à mettre en valeur lors de vos sorties photo macro.

Vous avez donc l’embarras du choix pour trouver votre sujet de prédilection, comme des gouttes d’eau, des champignons, des batraciens et bien d’autres.

La photographie macro est une pratique fascinante qui vous plonge dans un autre monde, mais pour réussir à faire de belles photos macro, ce n’est pas si simple, surtout si vous débutez dans ce domaine.

Je vais donc vous apportez quelques conseils qui je l’espère, vous permettront d’améliorer vos photos macros lors de vos prochaines ballades photographiques.

Je ne rentrerais pas dans les détails de la technique macro pure car c’est un sujet vaste et complexe qui demanderait plusieurs articles pour tout évoquer.

Cet article est rédigé pour celui qui débute dans le domaine de la photo macro.

Choisissez votre matériel photo macro en fonction de la taille du sujet

Avant de parler de matériel, vous devez comprendre que le terme de macrophotographie, super macro ou hyper macro désigne le pouvoir de photographier un sujet à sa taille réelle, autrement dit, au rapport minimum de 1:1. C’est important de savoir ça pour la suite 😉

Si la taille de ce sujet fait un centimètre, celui-ci aura la même taille sur le capteur de votre appareil photo.

Au rapport de grossissement 2:1, elle sera de 2cm et ainsi de suite.

Ce rapport varie de 1:1 à 10:1. Au-delà, on parle alors de photomicrographie.

Si par contre, ce rapport est en dessous de la taille réelle du sujet, c’est à dire entre 1:1 et 1:10, alors on ne parle plus de photo macro mais de proxiphotographie, autrement dit, de la photographie rapprochée.

Celle-ci est trop souvent confondu à la vraie macrophotographie.

C’est en sachant la taille du sujet que vous souhaitez photographier que vous saurez quel matériel utiliser.

Je vous renvoie donc vers un de mes articles sur le matériel photo macro.

Scrutez la bonne lumière et arrivez au bon moment bien habillé

D’une manière générale en photographie, et pour obtenir des images de qualité, il est impératif d’avoir une bonne lumière lors de ses prises de vues.

Lorsqu’on fait de la photo macro en lumière naturelle, c’est pareil. Il est préférable d’obtenir une lumière douce et chaude de préférence.

Évitez de photographiez quand le soleil se montre trop violent, surtout quand il est au plus haut, car sa lumière provoque des ombres dures et marquées.De plus, certains insectes ou même les fleurs, réagissent mal à cette lumière trop violente. Elle occasionne des surexpositions qui ne sont pas très flatteuses.

Je vous conseille de photographier lorsque le soleil émet ses premiers rayons et en fin de journée. Vous pouvez ajoutez à cela un réflecteur pour amener de la lumière et créer du relief, ou encore utilisez un diffuseur pour estomper les ombres et obtenir une homogénéité sur l’ensemble de l’image.

Si vous souhaitez tout de même faire de la photo macro en milieu de journée, trouvez plutôt un coin ombragé mais suffisamment lumineux, sinon attendez que des nuages viennent couvrir le ciel. Ils agiront comme un gigantesque voile diffuseur de lumière, créant des ombres plus douces.

Mais ce n’est pas tant cela le problème, car en macrophotographie, la lumière se fait rare.

En effet, plus le rapport de grossissement est élevé, donc plus on est près du sujet, plus la lumière décroit rapidement, surtout lorsque les conditions de luminosité ne pas suffisantes, et d’autant plus lorsqu’on utilise des petites ouvertures de diaphragme.

Nous verrons ça plus en détails un peu plus bas.

Pour compenser cette perte de lumière et résoudre ce problème, vous avez plusieurs solutions.

  • Utiliser une grande ouverture afin de faire passer le plus de lumière possible.
  • Augmenter le temps de pose pour faire rentrer le maximum de lumière.
  • Augmenter la sensibilité de votre appareil photo.
  • Utiliser un ou plusieurs flashs, pour s’en servir comme éclairage principal ou simplement pour déboucher des ombres.

Ensuite, il convient de trouver le moment le plus opportun pour faire de la photo macro.

Les insectes sont en général plus actifs et donc plus craintifs quand la température ambiante est élevée, ce qui rend la capacité à les prendre en photo plus difficile.

Je vous conseille vivement d’arriver tôt le matin ou en fin d’après-midi pour que ces petites bêtes soient plus enclins à prendre la pose plus facilement.

Vous aurez ainsi la liberté d’arriver sur les lieux sans trop effaroucher vos prétendants.

Quant à votre tenue vestimentaire, elle doit être irréprochable. C’est à dire qu’elle doit faire partie intégrante du milieu dans lequel vous êtes.

Eh oui, dans la nature, il faut se confondre avec l’environnement afin de ne pas effrayer les animaux. Cette astuce augmentera vos chances de les photographier en toute discrétion 😉

L’art du camouflage en photographie macro est une des clés pour réussir à faire des photos dans de bonnes conditions.

Savoir gérer la profondeur de champ en macrophotographie

La difficulté d’obtenir une grande zone de netteté en photo est macro est réelle, et ce d’autant plus lorsque le rapport de reproduction est important.

Le capteur de votre appareil photo joue également un rôle dans la notion de gestion de profondeur, car plus il est grand, plus l’étendue de la netteté sera faible.

Celle-ci dépendra aussi de la focale utilisée. Si elle est courte, par exemple pour un 50mm macro, la profondeur de champ sera plus grande et inversement.

L’autre paramètre qui influe sur la zone de netteté est bien entendu l’ouverture du diaphragme.

En macro, la profondeur de champ est très courte, de l’ordre de quelques millimètres. C’est une difficulté à laquelle vous serez confronté au début car il faut bien avoir les yeux en face des trous.

Pour commencer, je vous conseille d’opter par de petites ouvertures, en commençant par F/8. Certains appareils photo sont dotés d’un testeur de profondeur de champ. En appuyant sur le bouton qui lui est attribué, il permet de fermer le diaphragme à sa valeur réelle pour ainsi visualiser la zone de netteté sans avoir le besoin de déclencher.

Pour obtenir plus de volupté sur vos images, n’hésitez pas à utiliser de grandes ouvertures, cela favorisera un flou plus doux et plus harmonieux.

Mais attention, vous n’aurez pas droit à l’erreur quant à l’étroitesse de la profondeur de champ.

Soignez votre cadrage, la composition et l’arrière-plan

Une photo macro réussie réside aussi par le soin des règles de compositions et de cadrages. La plus basique qui soit en photographie, est la règle des tiers.

fourmi-macro-regle-tiers

..i’m on fire.. by Donald Jusa

Placer son sujet sur un des points d’or ou lignes de forces fonctionne très bien en macro, n’hésitez pas à les employer.

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..hi there, here i’am.. by Donald Jusa

Mais on peut aussi déroger à la règle et mettre son sujet au centre de l’image quand le rapport de grossissement est important, afin de montrer l’aspect symétrique d’un sujet. Un cas particulier utilisant la technique du Focus Stacking mais qui mérite de démontrer ce rendu.

symetrie-macro-photo-fourmi

Grey ant by Donald Jusa

Jouez avec les diagonales, les lignes et les courbes pour créer du dynamisme et faites en sorte de placer votre sujet sur un point de force, l’impact n’en sera que plus fort dans l’image. Vous trouverez bon nombre de brindilles et autres feuillages pour les inclure facilement dans vos compositions.

Le sens de la lecture sur une photo est essentiel car il guide le regard vers le sujet principal. Évitez de photographier vos sujets en vue du dessus (même si cela peut fonctionner dans certains cas de figures), mais essayez plutôt de photographier en vous plaçant à leur hauteur.

L’angle de prise de vue est aussi très important en macro photo. Rappelez-vous que la profondeur de champ est parallèle au capteur de votre appareil photo.

Pensez alors à incliner votre appareil photo pour gérer la partie floue et nette.

En macrophotographie, il faut être réactif, et appliquer naturellement ces recommandations, aboutira certainement à des images réussies.

Seulement, il reste encore un point à ne surtout pas négliger, c’est l’arrière-plan.

Lorsqu’on débute dans ce domaine, on est trop absorbé par notre sujet et on oublie de regarder ce qui se passe autour.

Pour garder l’esthétisme d’un bokeh, il convient de dégager les éléments gênants tout en respectant l’environnement.

Low Angle by Donald Jusa

Je ne vous fait pas de leçon, mais pour moi, il est inconcevable d’arracher quoi que ce soit sous prétexte que l’arrière plan n’est pas assez uniforme.

Retenez simplement que l’arrière-plan ne doit pas être qu’un fond neutre sans relief.

Il doit y avoir des nuances, des couleurs, des ombres et de la lumière. Votre arrière-plan doit être harmonieux sans qu’il ne paraisse fade ou surchargé. A vous de trouver le bon compromis 😉

Ne négligez pas la mise au point

Nous l’avons vu, en macrophotographie, la profondeur de champ est très faible au fur et à mesure que le grossissement est important.

Une autre difficulté vient donc s’ajouter à celles que nous avons évoquées, la mise au point.

Elle est délicate et se doit d’être précise dans une zone de netteté relativement faible.

arraignee-macro-mise-au-point

Jumping Spider by Thomas Shahan

Pour parvenir à réaliser une mise au point parfaite, je vous recommande fortement de débrayer l’autofocus pour passer en mode manuel.

L’objectif n’est pas de tourner la bague de mise au point comme beaucoup de photographes débutants en macro le font dans ce cas précis. Comprenez que ce n’est pas une solution pratique.

La bonne technique à adopter est de choisir dans un premier temps, un rapport de grossissement, puis d’avancer doucement vers le sujet pour arriver enfin dans la zone de netteté.

C’est en vous approchant et en vous reculant lentement que vous arriverez rapidement à faire une mise au point précise sur un sujet.

Il existe un accessoire qui peut vous faciliter la tâche quand vous photographiez à l’aide d’un trépied. C’est le rail de mise au point ou rail micrométrique.

rail micrometrique

Ce rail micrométrique en aluminium possède 4 positions permettant le déplacement de gauche à droite et d’avant en arrière. Idéal pour réaliser une mise au point précise.

Cet outil formidable vous permet très facilement et très précisément de mettre au point un sujet en tournant une simple molette, d’avant en arrière et de gauche à droite, alors que le trépied, lui, reste cloué au sol. Un excellent rapport qualité/prix pour débuter. Cliquez sur l’image ci-dessus pour plus de détails 😉

Attention à la stabilité de votre matériel

Lorsque vous êtes en train de photographier en macro, il faut que vous soyez à l’aise tout en étant stable, car souvent, vous serez amené à prendre des positions au sol pour le moins inconfortables.

La vitesse d’obturation est un paramètre qu’il faut prendre en compte pour assurer une photo nette à main levée et ainsi éviter le flou de bougé.

Le temps de pose doit être suffisamment rapide pour figer le mouvement. Vérifiez alors qu’il est proportionnel à la focale utilisée.

Pour viser et faire le point correctement à main levé, je vous suggère de bien tenir votre appareil photo. Sans blague me direz-vous 🙂

Il est quand même bon de rappeler qu’il faut soutenir votre objectif avec votre main gauche et que vos coudes soient bien plaqués contre vous.

Il existe une manière simple terriblement efficace et pas chère pour stabiliser l’ensemble de votre matériel photo.

C’est la technique de la ficelle. Il suffit de l’entourer autour de votre objectif puis de la tendre jusque sous votre pied. Maintenue en tension, elle vous garantie une stabilité très efficace lorsque vous serez en position debout.

Si vous photographiez au ras du sol, la position adéquate est de s’allonger en prenant appuie sur vos coudes. Sinon, vous pouvez également acheter ou fabriquer un support pour poser votre appareil photo, comme le bean bag ou le très efficace sac de riz (rice bag).

L’usage du trépied en macro est fortement recommandé. En plus d’assurer une excellente stabilité à votre appareil photo, il libère vos mains, vous laissant la possibilité de placer des éclairages si besoin.

Ce support stable vous offre l’énorme avantage de pouvoir travailler à des sensibilités basses, et donc à des vitesses lentes.

Mais rappelez-vous tout de même qu’il est fortement recommandé de lui adjoindre un rail micrométrique (j’y reviens plus bas dans l’article), car sans lui, le trépied n’est pas vraiment pratique à utiliser, contrairement à d’autres usages en photo.

Pour encore plus de flexibilité, je vous conseille d’utiliser un trépied muni d’une colonne inclinable. Elle permet de plus facilement orienter l’appareil photo vers le sujet et varier les cadrages rapidement tout en assurant une parfaite stabilité à l’ensemble de votre matériel photo.

Si vous n’avez pas encore de trépied photo, je vous invite à voir mon article sur « comment choisir un trépied« .

Pour faciliter le transport et réduire l’encombrement lors de vos ballades, emportez avec vous un mini trépied. Il doit être suffisamment costaud pour supporter le poids de votre matériel.

Prenez garde au vent et soyez patient

Si vous n’avez jamais pratiqué de photo macro, vous allez vite vous rendre compte que le vent est l’ennemie numéro en macrophotographie. Il peut très vite vous gâcher une séance photo et vous faire repartir bredouille. Soyez-en conscient et usez de ruses pour le contrer.

Alors, un bon conseil, vérifier la présence de vent avant d’aller faire de la photo macro.

Mis à part ça, et si vous tenez vraiment à obtenir de belles photos de macro, le maitre mot, c’est la patience 😉

Certains insectes, papillons et autres libellules sont farouches et peuvent rapidement fuir à l’idée de voir arriver devant eux, une masse mouvante. C’est pourquoi vos mouvements ne doivent pas être trop brusques à l’approche.

Alors, prenez le temps d’observer et déplacez-vous lentement 😉

Si vous souhaitez en savoir plus dans ce domaine et enrichir vos connaissances pour mieux photographier sur le terrain, je vous recommande le livre d’un jeune photographe autodidacte passionné de photo macro, Clément Wurmser. Cliquez sur la couverture du livre pour plus d’infos 😉

J’espère que ces conseils vous aideront à faire de belles photos macro 😉 N’hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux !

Le bouton AF-ON est-il magique

Dans ce petit article, nous allons voir comment il est possible de s’affranchir de la mise au point classique à mi-course du déclencheur. Situé à l’arrière de votre appareil photo, un petit bouton nommé AF-ON pourrait bien vous faciliter la vie pour réaliser la mise au point.

En effet celui-ci permet de découpler la mise au point du déclencheur.

Encore trop peu utilisé du fait de la méconnaissance de ses fonctions, ce fameux bouton est si pratique que vous ferez la mise au point plus naturellement mais surtout plus rapidement.

Rappel des modes autofocus

Avant d’effectuer la mise à point à mi-course sur le déclencheur, il est nécessaire de choisir le bon mode autofocus en fonction du mouvement de votre sujet.

Revenons sur ces modes afin de comprendre leurs utilités.

  • Le mode AF-S permet de faire la mise point ponctuellement en appuyant une seule fois sur le déclencheur à mi-course. Il est réservé aux sujets qui ne bougent pas beaucoup. C’est à dire que si votre sujet se déplace, il ne sera en aucun cas suivi.
  • Le mode AF-C permet de faire la mise point en continue sur le sujet tout en maintenant le doigt sur le déclencheur à mi-parcours. Il est quant à lui réservé aux sujets mobiles. Cependant, il n’est pas pour autant inadapté pour des sujets fixes.

En utilisant le bouton AF-ON, vous n’avez plus à vous préoccuper de ces modes autofocus, puisque vous pourrez les gérer d’un simple coup de pouce 😉 Nous y reviendront un peu plus loin dans l’article.

Le bouton AF-ON et ses avantages

canon-nikon-af-on
Ce bouton sert uniquement à faire la mise au point et dissocie sa fonction du déclencheur. On appelle cela le découplage de mise au point.

Le fait d’appuyer à mi-course sur le déclencheur ne vous sera plus d’aucune utilité puisque c’est le bouton AF-ON qui vous permettra de faire la MAP.

Recadrer plus rapidement

Lorsqu’on effectue la mise au point classique à mi-parcours avec le collimateur central (plus précis), on a souvent recours à la technique du recadrage pour éviter d’avoir le sujet au centre de l’image en mode AF-S chez Nikon ou One-Shot chez Canon.

En utilisant la touche AF-ON de votre appareil photo, cette technique améliore la rapidité d’exécution.

  • Vous visez votre sujet.
  • Vous appuyez une seule fois sur le bouton AF-ON et vous relachez. Cette action fait la mise au point rapidement et la vérouille.
  • Vous recomposez votre image et vous appuyez pleinement sur le déclencheur.

Si votre sujet n’a pas bougé, et que vous souhaitez faire une autre photo, déclenchez sans refaire le point, celui-ci étant déjà mémorisé contrairement à la mise au point à mi-course.

Vous gagnerez un temps non négligeable.

Oublier les modes autofocus

Ce bouton magique va vous simplifier les choses si vous êtes amené faire de la photo en mouvement, comme le sport, l’animalier ou la photo d’enfant, bref tout ce qui bouge 🙂

Le principal intérêt de la touche AF-ON est de ne plus avoir à choisir le mode AF-S (One Shot) ou AF-C (AI Servo) en fonction du mouvement du sujet.

Vous pourrez passer de l’un à l’autre facilement et très rapidement grâce à ce fameux bouton.

  • Pour faire la mise au point sur un sujet fixe, appuyez succinctement sur le bouton AF-ON et vous relâchez. Très pratique pour recomposer l’image comme on l’a vu plus haut. Attention à bien rester dans le plan de mise au point surtout quand vous utilisez de grandes ouvertures.
  • Dans le cas du suivi d’un sujet en mouvement avec le collimateur de votre choix, maintenez votre doigt appuyé sur le bouton AF-ON pour faire une mise au point en continue. C’est aussi simple que ça et terriblement efficace !
  • Si vous souhaitez repasser en mise au point ponctuelle (AF-S ou One Shot), relâchez simplement le bouton 😉

Savez-vous si votre appareil photo réalise la mise au point là vous le souhaitez vraiment ?

Cette question peut se poser lorsque vous constatez que le point n’a pas été fait à l’endroit désiré. Si je vous parle de ça, c’est qu’il n’est pas rare que ça arrive.

Pour écarter un éventuel problème de front ou de back focus, c’est à dire un décalage de mise au point en avant ou en arrière par rapport au point réalisé, je vous recommande de vous munir d’une mire de mise au point pour calibrer l’autofocus sur votre boitier si celui-ci le permet.

Comment paramétrer le bouton AF-ON

Même si cette touche vous permet de faire le point, il vous faudra désactiver la mise au point à mi-course du déclencheur pour rendre tout l’intérêt au bouton AF-ON.

Pour cela, vous devez aller dans le menu de votre appareil photo et spécifier « AF-ON seulement » dans les réglages Autofocus a chez Nikon ou vous rendre dans le réglage C.Fn IV-1 chez Canon pour activer cette fonction.

menu-af-on-nikon-canon

Si vous utilisez une autre marque, je vous invite à chercher ce réglage dans votre notice 🙂

Il vous faudra aussi sélectionner le mode autofocus en continu (AF-C ou AI Servo) pour faire le point ponctuellement (AF-S ou One Shot) avec le bouton AF-ON.

Si vous ne possédez pas le bouton AF-ON sur votre appareil photo, vous pouvez attribuer une autre touche pour qu’elle utilise la même fonction, par exemple avec la touche * chez Canon, la touche fn ou le bouton AE-L/AF-L chez Nikon.

Une fois que ce bouton magique est bien réglé, je vous encourage fortement à faire l’effort de l’essayer un certain temps.

Au début, ce changement pourra vous perturber, vous déconcerter, mais tout n’est qu’une question d’habitudes et vous verrez qu’avez un peu de temps et de pratique, il s’avère redoutable d’efficacité 😉

Comment prendre des photos nettes et détaillées

Pour obtenir une image parfaitement nette et détaillée, vous devez d’abord comprendre pourquoi une photo peut être floue, pas très nette ou sans détails.

Comprendre et analyser les différents flous

Dire que sa photo est floue sans trop savoir pourquoi et ne pas chercher la cause, n’a que peu d’intérêt si vous voulez progresser en photo. Il faut que vous sachiez d’où vient le problème.

Le flou de bougé

Lorsque vous prenez une photo, il peut vous arriver de trembler ou de bouger un peu trop sans faire attention. Cela peut paraître anodin comme ça mais ce n’est pas sans conséquences.

Les mouvements occasionnés par le photographe vont provoquer un flou de bougé sur l’image. Pour savoir si vous êtes le fautif, il vous faut analyser la photo floue d’un simple coup d’œil.

Flou de bougé

J’ai exagéré le mouvement pour vraiment voir le flou de bougé. Même si vos photos vous paraissent nettes, zoomez dessus pour déceler des micros flous de bougé 😉

Lorsque le flou est provoqué par le photographe, la photo l’est entièrement, comme si la même image était superposée avec un décalage plus ou moins important.

Après avoir déterminé le problème, il est temps d’y remédier. Pour cela, il est judicieux d’user de moyens simples pour obtenir des photos nettes en toutes circonstances.

La stabilisation avant tout

Premièrement, prenez l’habitude de bien tenir votre appareil photo fermement avec les deux mains sans faire de mouvements brusques. Si vous êtes du genre à avoir la tremblote, prenez appuie contre un mur ou accoudez-vous sur un support pour avoir une meilleure stabilité.

Pensez également à vérifier votre vitesse d’obturation afin qu’elle ne soit pas en dessous de la vitesse de sécurité lorsque vous faites des photos à main levé. Cette vitesse doit être proportionnellement inverse à la focale utilisée pour garantir une image nette sans flou de bougé.

Par exemple, si vous prenez une photo avec de focale de 100mm, évitez de descendre en dessous de 1/100ème de secondes, c’est aussi simple que ça 😉

Cette règle n’est pas absolue mais doit être un paramètre de base à prendre en compte. En fonction de votre stabilité, vous pourrez abaisser cette vitesse d’un cran ou deux.

Sinon, il existe une technologie extrêmement pratique pour pallier au problème du flou de bougé. C’est la stabilisation.

Elle a été conçue pour compenser les mouvements du photographe quand celui-ci prend des photos à main levée.
Qu’elle soit intégrée à l’objectif ou au boitier directement,la stabilisation vous permettra de gagner de précieuses vitesses. Très utile quand la lumière est faible et lorsque vous utilisez de longues focales. Ainsi avec une focale de 100mm, vous pourriez obtenir une photo nette au 1/30ème de secondes sans trop de difficultés.

La dernière solution que je préconise pour avoir de la netteté avec un maximum de détails sur votre photo, c’est d’utiliser un trépied.

photo trepied

Photo prise au 50mm à F/8 et à 1/5ème de secondes au trépied

C’est pour moi l’accessoire indispensable pour celui qui souhaite éliminer tout mouvement involontaire et toutes vibrations pouvant causer un flou de bougé. Mais surtout, grâce au trépied, vous pourrez sélectionner des vitesses lentes que vous ne pourriez pas utiliser à main levé, même avec un système de stabilisation. Pour cela, pensez à utiliser une télécommande.

Un autre petit conseil ; pensez à désactiver le stabilisateur si vous faites des photos à l’aide d’un trépied.

Le flou de mouvement

Celui-ci est engendré par le déplacement (les mouvements) du sujet lorsque la vitesse d’obturation n’est pas assez rapide pour figer l’action.

flou de mouvement

Le rendu de ce flou est observé par des trainées sur le sujet alors que les autres éléments immobiles dans l’image sont nets.

Pour résoudre ce problème de flou de mouvement, la seule solution est d’augmenter votre vitesse d’obturation pour obtenir une image nette, figée avec des détails.

Souvenez-vous aussi que cette vitesse doit être adaptée à la vitesse de déplacement du sujet.

Vous conviendrez donc qu’il est inutile de photographier un escargot à 1/500ème de secondes 🙂

Le flou de mise au point

Il est causé par une mise au point effectuée au mauvais endroit ou occasionnée par un mauvais choix de mode de mise au point.

flou de mise au point

Ce type de flou est comme trouble. Il peut être constaté sur une partie de l’image ou sur l’ensemble.

Choisissez le mode autofocus adéquat

Lorsque vous faites la mise au point, vous devez être en mesure de savoir quel mode autofocus choisir en fonction de la mobilité de votre sujet.

Si vous voulez prendre en photo un sujet immobile ou bougeant peu, alors votre choix doit se porter sur le mode AFS chez Nikon ou One Shot chez Canon.

Ce mode autofocus ne suit pas le sujet mais bloque la mise au point simplement à l’endroit où il se situe.

Si celui-ci se déplace hors de la zone de mise au point, alors le sujet sera flou.

Si par contre, votre sujet est amené à se déplacer sans cesse, alors il vous faudra choisir le mode AFC chez Nikon ou AI Servo chez Canon.

Un suivi permanent est opéré sur le sujet afin de suivre ses mouvements et donc ses déplacements. La mise au point est effectuée en continue.

Le sujet sera perpétuellement net dans le viseur jusqu’au déclenchement.

Un autre élément important à ne pas omettre est le choix du collimateur lors de la mise au point.

Je vous conseille d’opter pour un seul collimateur pour faire précisément la mise au point à l’endroit où vous souhaitez.

Comment améliorer la netteté d’une image

Malgré le fait que votre mise au point vous semble parfaite et que votre vitesse est suffisamment rapide pour figer le mouvement, il peut vous arriver dans certains cas d’avoir peu de détails sur votre image sans que vous compreniez pourquoi.

Ce manque de piqué peut s’expliquer de plusieurs façons.

Ne poussez pas trop la sensibilité

En fonction de l’appareil photo que vous possédez, la sensibilité iso peut être plus ou moins bonne. En utilisant des valeurs importantes, le bruit numérique va dégrader l’image, supprimer des détails et délaver les couleurs d’origines.

photo-3200-isos-debruitage

Crop de la photo à 3200 isos . Malgré le débruitage, l’image manque de détails.

Vous pourrez toujours éliminer le bruit en post-traitement, mais vous ne pourrez jamais retrouver totalement les détails d’origines.

photo-crop-100-isos

Crop de l’image d’origine à 100 isos.

Vous l’aurez compris, utilisez autant que possible des valeurs basses pour obtenir des images propres, détaillées et de qualité.

Vérifiez la qualité de votre objectif

Tous les objectifs n’ont pas la même qualité optique, ce qui fait que vous pouvez constater des différences parfois très importantes en terme de netteté au centre et sur les bords de l’image.

Ils délivrent tous un micro contraste différent, qui accentue plus ou moins les détails. Il procure une sensation de netteté donnant du peps à l’image.

Pour espérer avoir un maximum de détails sur votre image, je vous conseille fortement de prendre le temps de choisir votre objectif si vous prévoyez d’en acheter un.

Pour cela, je vous conseille de regarder les tests d’objectifs sur le site de DxoMark. Vous pourrez aussi voir si l’objectif que vous possédez a été testé avec votre appareil photo.

Rappelez-vous aussi qu’un objectif à focale fixe sera souvent plus révélateur de détails qu’un zoom.

Pensez à fermer le diaphragme

Quand vous utilisez de grandes ouvertures, votre objectif délivre souvent des images peu détaillées, moins piquées. On dit que les images sont molles.

pique-objectif

Photo de gauche à f/8 et celle de droite à f/1.8

Vous pouvez remarquer que la photo prise à f/1,8 délivre peu de détails.

Il faut savoir que chaque objectif possède une valeur de diaphragme optimale.

Pour qu’il délivre tout son potentiel, il faut généralement fermer le diaphragme de votre objectif de deux à trois valeurs. Souvent situées entre f8 et f11, elles vous permettront d’obtenir un meilleur piqué.

J’espère que ces conseils vous aideront à retrouver un peu de netteté sur vos photos 😉