Profondeur de champ : Comment doser l’apport de netteté et de flou

En photographie, la profondeur de champ joue un rôle essentiel sur la composition et l’espace esthétique d’une image.

Grâce à elle, c’est vous, photographe, qui choisissez d’accorder de l’importance au sujet, en vous focalisant ou non sur celui-ci.

En maitrisant la profondeur de champ, vous pouvez réellement améliorer vos images en utilisant votre sens créatif et artistique. Mais pour cela, vous devez savoir comment la contrôler.

Alors oui, vous savez sans nul qu’il suffit d’ajuster simplement l’ouverture du diaphragme, mais savez-vous que la profondeur de champ est influencée par d’autres facteurs auxquels vous n’auriez pas pensé ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Je vais vous expliquer de façon claire et simple ce qu’est exactement la profondeur de champ et comment grâce à elle, vous pouvez contrôler l’apport de flou et de net sur vos images.

La profondeur de champ, c’est quoi ?

La profondeur de champ (PDC) est la distance entre les éléments les plus proches et les plus éloignés d’une scène qui semble être « nettement acceptable » par l’oeil. C’est à dire l’espace qui sera net lors de la prise de vue.

L’étendue de cette zone nette s’appelle tout simplement la profondeur de champ.

Lorsque vous réalisez la mise au point (MAP) sur un sujet et que celui-ci devient net, vous devez savoir que la zone de netteté s’étend 1/3 devant (premier plan net) le sujet et 2/3 à l’arrière (dernier plan net) de celui-ci.

Alors qu’en macrophotographie, la profondeur de champ s’étend à l’identique devant et derrière le sujet, à cause du grandissement.

Voici deux illustrations très simples qui démontrent mes propos ci-dessus.

Pour résumer, tout ce qui se trouve en avant ou en arrière du plan de mise au point commence à perdre en netteté, même si cela n’est pas souvent bien perçu par nos yeux.

Retenez simplement que le passage du net au flou entre ces plans se fait de façon progressive.

Vous devez savoir aussi que la profondeur de champ est toujours parallèle au capteur de votre appareil photo, ce qui permet de prendre en compte les éléments que vous souhaitez avoir dans la zone de netteté lors de votre cadrage.

i heard you like shallow depth of field by Andrea Bidossi

De ce fait, déterminer la bonne profondeur de champ est indispensable pour réussir vos photos, que ce soit en photo de portrait, de rue, de paysage, de sport, d’architecture ou bien en macrophotographie.

Comme nous allons le voir, l’étendue plus ou ou moins grande de cette profondeur de champ dépend de trois grands facteurs qui interviennent au moment de la prise de vue.

L’ouverture du diaphragme

Rappelons que l’ouverture est le facteur qui influence le plus la profondeur de champ.

Si débutez en photo, réglez votre appareil photo en mode priorité à l’ouverture (AV) et spécifiez une faible valeur (petit chiffre) pour obtenir une petite zone de netteté (f/1.8 par exemple).

Si vous ne possédez pas d’objectif à grandes ouvertures, sachez que vous pouvez vraiment vous faire plaisir pour pas trop cher rien qu’avec un 50mm 1.8.

Cliquez-ici pour voir si vous en trouvez-un pour votre marque d’appareil photo.

Par exemple, une faible profondeur de champ est particulièrement souhaitable lorsque vous photographiez un portrait. Cela vous permet d’isoler votre sujet d’un arrière plan flou.

En fonction de la qualité de votre objectif et en particulier du nombre d’éléments qui compose le diaphragme, vous pourrez apprécier la qualité du flou d’arrière plan, que l’on définit plus communément sous le nom de « Bokeh« .

portrait faible profondeur de champ

Stephanie by Agata Serge

A l’inverse, pour augmenter la profondeur de champ et obtenir une netteté suffisante dans l’image, vous devez utiliser une petite valeur d’ouverture (ex: f/8), en prenant garde à surveiller la vitesse d’obturation si vous photographiez à main levée.

Pour ne pas vous souciez du temps de pose, l’utilisation d’un trépied est plus que recommandée.

On ferme le diaphragme lorsque on souhaite que tous les éléments intégrés à l’environnement soient nets. C’est le cas notamment en photographie de paysage, en photo de rue ou d’architecture par exemple.

Alone by Susan Downing

Pour vous souvenir de ces notions de bases facilement, retenez que :

  • Plus le chiffre d’ouverture est petit, plus petite sera la profondeur de champ.
  • Plus le chiffre d’ouverture est grand, plus grande sera la profondeur de champ.

J’ajoute à cela l’illustration ci-dessous pour vous permettre de mieux comprendre comment ça marche.

La focale utilisée

Le deuxième facteur qui affecte la profondeur de champ est la longueur focale que vous allez utiliser.

Les longues focales (téléobjectifs supérieurs à 50mm) permettent d’obtenir une faible profondeur de champ, même à de petites valeurs d’ouvertures, comme le démontre la photo ci-dessous, prise au 400mm + doubleur de focale à f/8.

Beauty of The Nature by Muhammad Asif Sherazi

Alors que si vous souhaitez profiter d’une grande zone de netteté, il vous faudra utiliser des focales plus courtes (grands-angles).

Autrement dit, plus la focale utilisée est courte et plus la profondeur de champ est étendue.

The Church Garden @ Vik, Iceland by Avisekh Mukherjee

Comme vous pouvez le remarquer sur l’illustration ci-dessous, la profondeur de champ varie en fonction de la différence de focale, alors que la valeur d’ouverture reste la même.

longue focale, profondeur de champ, courte focale, grand angle

La distance de mise au point

Le dernier facteur qui influe sur la profondeur de champ est la distance qui sépare l’appareil photo du sujet.

Plus vous serez proche de celui-ci pour faire la mise au point et plus la profondeur de champ sera faible.

À l’inverse, plus vous êtes éloigné de votre sujet et plus vous avez de chance d’obtenir une grande profondeur de champ.

Le type de capteur influence aussi la profondeur de champ

Saviez-vous qu’en fonction du type de capteur d’appareil photo (Plein format, APS-C, Micro 4/3 etc…), la profondeur de champ est différente ?

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais pour faire très simple, plus la taille du capteur de l’appareil photo est grand et plus la profondeur de champ est faible.

À l’inverse, plus le capteur est petit et plus la zone de netteté est grande.

Cela ne change en rien votre façon de photographier quotidiennement si vous avez un seul appareil photo, car vous êtes naturellement habitué de l’influence du capteur sur la profondeur de champ.

Simplement, cette notion est à prendre en compte lorsque vous êtes amené lors d’un shooting à changer d’appareil photo ayant un capteur différent.

Évaluer l’étendue de la zone de netteté grâce au testeur de profondeur de champ

Si vous vous êtes toujours demandé pourquoi vous ne pouvez pas voir le diaphragme s’ouvrir ou se fermer lorsque vous changez de valeur sur votre appareil photo, rassurez-vous, c’est tout à fait normal.

Les appareils photos reflex numériques disposent de la présélection du diaphragme ou d’ouverture, vous permettant de disposer confortablement d’une visée lumineuse et claire à toutes les valeurs.

Sans cette fonction, les systèmes de mesures de lumière et de mises au point autofocus ne fonctionneraient pas bien à cause du manque de lumière provoqué par la fermeture du diaphragme, surtout aux valeurs d’ouvertures les plus petites.

Ainsi, lorsque vous déclenchez, le diaphragme se ferme à la valeur choisie, juste avant que l’obturateur ne s’ouvre, puis repasse à pleine ouverture.

Situé sur l’appareil photo proche de l’objectif, le testeur de profondeur de champ est un bouton qui permet de retenir la valeur de diaphragme sélectionnée sur l’appareil photo afin de visualiser la profondeur de champ avant d’appuyer sur le déclencheur.

Par exemple, si vous choisissez de fermer le diaphragme à f/22, cela aura pour effet de vous montrer la zone de netteté à cette valeur et vous assurer que tous les plans sont nets dans l’image.

Ce bouton peut s’avérer très pratique, notamment en macrophotographie mais aussi en photo de paysage.

Calcul de profondeur de champ et simulateur de flou

Pour mieux comprendre le concept de profondeur de champ, un photographe et programmeur polonais du nom de Michael Bemowski, a créé une application web riche en fonctionnalités permettant de calculer la profondeur de champ et simuler le bokeh.

Cela peut vous aider à voir concrètement comment ça se passe en changeant les paramètres comme la distance focale, l’ouverture, la taille du capteur, la distance de l’appareil photo par rapport au sujet, la distance du sujet par rapport à l’arrière plan et le cadrage.

Avec cette application en ligne, lorsque vous modifiez vos réglages de prise de vue, une photo sera mise à jour en temps réel sur le côté droit pour vous montrer comment la profondeur de champ est affectée.

En plus de ça, le simulateur calcule la profondeur de champ et vous permet de la visualiser en bas de l’application.

Enfin, l’application DofSimulator vous permet d’enregistrer vos réglages.

Cliquez-ici pour tester ce simulateur de profondeur de champ.

Si vous souhaitez utiliser cette application sur votre téléphone, sachez qu’un bouton sur l’écran permet de changer la présentation en une version mobile. Il existe aussi la version Android à cette adresse.

Vous pouvez aussi faire fonctionner cette application hors ligne en la téléchargeant ci-dessous.

Pour conclure

Sachez que la notion de profondeur de champ est bien plus complexe que cela, comme le démontre DofSimulator.

Certains termes employés dont je n’ai pas parlé sont techniques à aborder et relèvent de la physique. Pour moi, ils ne sont pas indispensables lors de votre pratique photo.

Néanmoins, le fait de calculer la profondeur de champ peut vous servir en photo de paysage afin de connaitre la distance hyperfocale mais également pour déterminer la zone de netteté en macrophotographie.

J’ai souhaité aller à l’essentiel en vous faisant part des bases les plus élémentaires.

Pour finir, rappelez-vous que la profondeur de champ est un outil artistique au service de vos images et que vous seul avez le pouvoir de l’utiliser avec subtilité selon le sujet que vous photographiez.

L’histogramme d’une photo – Savoir l’interpréter

L’histogramme vous permet d’obtenir des informations sur l’exposition de votre photo afin de mieux analyser la répartition des tons.

Son graphique visuel représente la luminosité des pixels d’une photo.

C’est un outil très utile qui vous servira au moment de la prise de vue, mais aussi pour traiter vos images.

Il est présent sur votre appareil photo accompagné des photos que vous avez prises et dans les logiciels de traitements d’images.

Comment lire l’histogramme d’une photo

Afin de pouvoir juger si l’exposition de votre photo est correcte ou pas, vous devez être en mesure d’analyser ce graphique.

histogramme-photo

  • L’axe horizontal en abscisses représente les différentes tonalités allant du plus foncé au plus clair en passant par les tons moyens au centre.
  • L’axe vertical en ordonné représente la quantité de pixels de chaque tonalités.
  • L’écrêtage se produit lorsque les valeurs de tons dépassent la droite, la gauche ou le haut du graphique.

Grâce à ces informations, vous pourrez savoir si votre photo est correcte, sous-exposée, sur-exposée, ou si elle manque de contraste.

Histogramme d’une photo sous-exposée

histogramme photo noir bouchés

Cet histogramme montre clairement que la photo est sous-exposée. Décalé vers la gauche dans les tons sombres, les pixels débordent du cadre. Les ombres sont donc bouchées.

La solution serait d’ouvrir le diaphragme, ou de réduire votre vitesse ou bien d’augmenter la sensibilité afin de faire rentrer plus de lumière.

Histogramme d’une photo sur-exposée

histogramme photo blancs cramés

Celui-ci présente des valeurs qui dépassent la droite du cadre. La photo est sur-exposée, ce qui en résulte des hautes lumières cramées, sans détails.

Pour y remédier, vous devez fermer le diaphragme ou augmenter votre vitesse, ou encore baisser la sensibilité de votre appareil photo.

Histogramme d’une photo faiblement contrastée

histogramme photo manque de contraste

Ce graphique montre des valeurs centrées dans les tons moyens. Il manque des informations dans les ombres à gauche et à droite dans les hautes lumières.

La photo manque cruellement de contraste. On dit qu’elle est molle.

Histogramme d’une photo correctement exposée

histogramme photo exposition correcte

Visuellement, vous pouvez constater que les valeurs sont bien réparties, allant de la gauche (les tons foncés), du centre (tons moyens) et à droite (tons clairs), sans que celles-ci ne débordent du cadre.

On peut en déduire que la photo est bien exposée.

L’histogramme standard n’existe pas

Il faut savoir chaque photo possède son propre histogramme, et que celui-ci ne peut pas tout le temps être représenté avec des valeurs uniformément réparties.

Certaines images demanderont une sous-exposition ou une sur-exposition volontaire pour un rendu créatif, par exemple lorsqu’on voudra faire des photos de type Low Key ou High Key.

Si vous photographiez un sujet éclairé par des bougies dans l’obscurité, la répartition des valeurs dans l’histogramme ne sera pas homogène, et c’est bien normal 😉

histogramme photo sous-exposee

Histogramme affichant une sous-exposition

La photo ci-dessus montre clairement un histogramme calé vers la gauche, indiquant une sous-exposition, mais l’exposition est artistiquement bonne 😉

Tenez donc compte de la nature du sujet avant de modifier votre exposition.

Si la même image avait été exposée plus longtemps, l’histogramme serait plus uniforme, mais l’ambiance de cette photo ne serait pas aussi intimiste.

L’histogramme est un très bon indicateur de contraste

Certaines scènes peuvent présenter certains pièges.

Par exemple, un paysage brumeux renvoi par nature un contraste faible et doux.

Son histogramme est en général assez centré, n’affichant pas ou peu de valeurs dans le noir absolu et le blanc pur.

Ne cherchez pas à modifier l’exposition pour obtenir un histogramme parfait si l’ambiance générale du paysage à restituer est déjà harmonieuse comme telle.

A l’inverse, un contre-jour voit son histogramme chamboulé par le contraste qu’il créé.

Le graphique affichera beaucoup de valeurs dans les ombres ainsi que dans les hautes lumières, mais pas ou très peu dans les tons moyens.

Je vous conseille de faire attention à ne pas trop percer les valeurs dans les tons clairs et boucher les parties sombres de l’image afin d’éviter les contrastes excessifs.

Il faut trouver un compromis car ce type de sujet doit conserver un certain contraste, c’est quand même le but.

Ne pas se focaliser sur l’histogramme

Vous savez à présent comment reconnaitre les différentes expositions que l’histogramme peut afficher selon les cas.

Vous devez aussi être en mesure de savoir comment corriger l’exposition quand il le faut grâce à cet outil.

L’écran de votre appareil photo ne vous dit pas tout même s’il est de bonne qualité, et s’y fier pour corriger finement l’exposition serait une fausse bonne idée.

Parfois, quand la luminosité extérieure est importante, des reflets empêchent la bonne lecture d’une photo. Dans ce cas votre meilleur allié sera l’histogramme 😉

N’hésitez pas à faire du bracketing d’exposition si n’arrivez pas à faire une analyse de l’histogramme.

Pensez également à travailler au format raw qui à postériori vous aidera à rectifier l’exposition plus précisément pour rattraper des hautes lumières cramées ou des noirs bouchés.

Pour conclure, je vous encourage fortement à jeter un œil à l’histogramme, ça ne coûte rien et il vous permet parfois d’éviter de mauvaises surprises 😉

Les modes de mesures de lumière

La cellule intégrée à votre appareil photo permet de faire une analyse de la lumière pour obtenir au final une photo correctement exposée dans n’importe quels modes de prise de vue.

Conçus pour être utilisés en mode auto et semi-automatique, les modes de mesure sont essentiels pour contrôler l’exposition d’une image en agissant sur les paramètres dont vous n’avez pas la main comme avec le mode manuel.

Voyons les différentes particularités de ces trois modes de mesure, comment votre appareil photo opère pour mesurer la lumière, mais surtout dans quelles cas faut-il les utiliser.

La mesure matricielle, multizone ou évaluative

mesure matricielle

Le mode de mesure matricielle

Ce mode permet à la cellule d’analyser l’intensité de la lumière par le biais de capteurs partout dans l’image pour en faire au final une moyenne globale.

C’est donc un équilibre des zones lumineuses qui se créées.

C’est le mode de mesure le plus couramment utilisé. Il fonctionne très bien dans la plupart des situations, notamment pour les photos de paysage.

Cependant, il vous faudra tout de même faire attention à ce que la luminosité globale de la scène soit homogène, sans qu’il y est trop d’écart important entre les ombres et les hautes lumières comme les contre-jour.

La mesure pondéré centrale ou sélective

mesure pondere centrale

Le mode de mesure pondéré centrale

Dans ce mode, la mesure est effectuée essentiellement au centre du viseur pour quantifier la lumière présente sur la scène à photographier, en accordant moins d’importance en périphérie de l’image.

Une moyenne est ainsi réalisée sur une petite zone dont on peut changer la taille sur certains appareils photos.

C’est un mode de mesure que j’apprécie beaucoup car il met en valeur le sujet tout en prenant en compte la lumière autour. Il est pour moi idéal pour le portrait.

Vous choisirez ce mode lorsque vous voudrez réaliser une mesure précise sur une zone en particulier.

La mesure spot

mesure spot

Le mode de mesure spot

C’est la mesure la plus précise de toutes. La cellule se sert d’une très petite zone du viseur pour mesure la lumière, de l’ordre de 1,5 à 4% selon les appareils photo.

C’est elle qui permet de déterminer l’exposition. Idéale pour les contre-jour et les photos de concerts par exemple, là où la lumière est difficile à gérer lorsqu’on doit isoler un sujet inondé de lumière forte.

Elle vous servira également si vous faites de la macro afin de mieux cibler la lumière. Les scènes très contrastées seront ainsi plus faciles à gérer grâce à la mesure spot.

Ce mode de mesure d’exposition est assez difficile à maitriser pour la personne qui commence à apprendre la photo, car à la moindre erreur de mesure, l’exposition est ratée.

Malgré cela, la mesure spot reste l’arme absolue pour aller chercher la lumière là où elle se trouve 😉

photo mode mesure spot

spot by MarioMancuso

La mémorisation d’exposition

Jusque là, nous avons vu que la mesure de la lumière est effectuée au centre du viseur avec les modes de mesure pondéré et spot. Seulement la lumière que l’on souhaite mesurer ne se trouve pas toujours au centre. Afin de mieux composer votre image et ainsi éviter que votre sujet ne se trouve en plein milieu du cadre, vous serez amené à recadrer.

Pour cela, vous aurez besoin de faire appel à la mémorisation d’exposition de votre appareil photo à l’aide du bouton AE-L/AF-L.

Son principe est très simple.

  • Vous faites la mise au point sur votre sujet en restant appuyé à mi-course sur le déclencheur.
  • Vous visez la zone sur laquelle vous souhaitez exposer correctement tout en maintenant le doigt appuyé sur le déclencheur.
  • Vous appuyez sur le bouton AE-L  pour mémoriser cette exposition en gardant toujours le doigt dessus.
  • Vous recomposez votre photo et vous déclenchez.

Le cas particulier de la mesure spot avec l’autofocus

Comme vous le savez maintenant, la lumière mesurée par la cellule de votre appareil photo est analysée dans sa globalité pour le mode de mesure multizone et au centre pour le mode pondéré central et spot.

Seulement pas pour tout le monde, à savoir chez Nikon, la mesure spot n’est pas analysée au centre du viseur, mais en corrélation avec le collimateur autofocus actif.

Il vous faudra donc utiliser le mode autofocus AF-S pour n’utiliser qu’un seul collimateur pour bien cibler la zone à mesurer.

Les autres modes autofocus sont à éviter avec la mesure spot car vous vous doutez bien que vous aurez des résultats inattendus et très aléatoires.

Pour conclure

Choisir le bon mode de mesure, c’est assurer une exposition optimale pour vos photos lorsque vous utilisez les modes auto ou semi-auto.

L’écran LCD arrière de votre appareil photo n’étant pas la source la plus fiable pour contrôler avec justesse l’exposition, je vous conseille plutôt de jeter un œil à l’histogramme associé à vos images sur votre appareil photo.

J’espère que ce petit article vous a permis de mieux comprendre ces modes d’expositions.

5 conseils pour bien débuter en photo

Quand on commence à apprendre la photo, on a envie de tout photographier tout le temps. C’est là que le virus de la passion photo commence petit à petit à vous dévorer.

Seulement voilà, on est vite submergé de questions dans sa tête pour arriver à résoudre tel ou tel problème. Souvent, les personnes abandonnent car elles pensent que la cause est leur matériel photo. C’est trop facile 🙂

Voyons ensemble les conseils à retenir pour débuter et s’améliorer en photo. Ils vous permettront d’éviter de perdre du temps. Le plus important est de ne pas gâcher le plaisir de photographier.

Apprenez les bases de la photo

Pour apprendre la photo rapidement et efficacement, il n’y a pas de secret. Il vous faut apprendre les bases, c’est comme tout. La première est l’exposition.

Savoir comment exposer une image est primordial en photographie.

Louverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité sont des paramètres essentiels à connaitre lorsqu’on commence à apprendre la photo.

Maitriser la profondeur de champ est aussi une notion de base. Savoir faire la mise au point en est une autre.

Pour réussir vos images, la meilleure façon est de comprendre ce que vous faîtes afin de faire les bons réglages sur votre appareil photo.

Les bases de la photo sont incontournables. Cependant, il n’est pas nécessaire d’apprendre au début des notions fastidieuses et complexes pour progresser.

Apprenez simplement l’essentiel et laissez faire le temps. Avec de la pratique, cela deviendra un reflex et vous arriverez à faire de belles photos.

Rappelez-vous que le matériel ne fait pas le photographe

Posséder un appareil photo, c’est bien, mais savoir l’utiliser correctement en est une autre. En effet, beaucoup trop personnes pensent que si l’appareil photo est cher et gros avec pleins de boutons, il fera de meilleures photos que le leur.

Je vais vous décevoir mais c’est la pire des pensés à se mettre dans la tête. Je le dis et je le répète, les bases de la photo sont les mêmes pour tous, quelque soit le type d’appareil photo utilisé et de sa complexité.

Je vous déconseille donc d’apprendre la photo avec un appareil photo haut de gamme car vous serez vite perdu par la complexité des options qu’il propose.

Si vous avez déjà un appareil photo, gardez-le et consacrez du temps avec lui pour apprendre les bases de la photo. C’est la meilleure façon de progresser en photo.

Quand vous aurez acquis une certaine maitrise des fondamentaux et que les limites de votre appareil photo se feront sentir faces à vos exigences, alors vous pourrez envisager de passer à du matériel plus évolué et plus qualitatif pour vos photos.

Si vous souhaitez apprendre la photo de manière autodidacte, je vous conseille de toujours garder un appareil photo avec vous. C’est en pratiquant qu’un progresse 😉

Dressez une liste d’images que vous aimeriez réaliser

OpenClips / Pixabay

OpenClips / Pixabay

Pour progresser rapidement en photo, même quand vous n’avez pas votre appareil photo avec vous, vous avez toujours la possibilité de réfléchir sur les photos que vous aimeriez faire. Vous avez certainement d’autres passions que la photographie qui peuvent contribuer à faire des photos plus facilement.

Aller n’importe où pour prendre en photo n’importe quoi, n’est pas la solution idéale pour s’améliorer. Réfléchissez bien à ce vous voulez photographier et où vous allez le faire. Une façon simple de progresser mais efficace, est de prendre des notes afin de mieux photographier sur le terrain.

Je vous suggère donc d’écrire une liste de sujets à photographier. Vous pouvez vous amuser à dessiner de simples croquis pour mieux définir ce que vous souhaitez en prenant soin de réfléchir à la composition de vos images. Pensez aux accessoires utile à emporter comme un flash ou un trépied par exemple.

Lorsque vous avez choisi un thème, planifiez votre sortie photo et n’oubliez pas vos notes. En faisant comme ça, vous pourrez vous concentrer sur un sujet à la fois. Les photos que vous ferrez seront murement réfléchies et donc plus faciles à réaliser.

Efforcez-vous à trouver de l’inspiration

Si vous êtes en manques d’idées, vous pouvez trouver de magnifiques images sur des sites de partages en ligne tel que Flickr ou 500px par exemple. De nombreux photographes talentueux s’y trouvent pour vous faire partager leurs images. C’est un très bon moyen de dénicher des sujets divers et variés sur lesquels vous pouvez vous inspirer.

L’intérêt n’est pas de copier le travail du photographe, mais de savoir comment il a construit son image, comment il a su gérer la lumière. Il faut du temps et de la connaissance pour savoir analyser une image, mais c’est une astuce que vous ne devez pas omettre lorsque vous aurez repéré le type de photo qui vous ressemble.

Acceptez la critique et remettez vous en question si nécessaire

Je conçois que ce n’est pas toujours facile pour tout le monde, mais en photographie, c’est un excellent moyen pour s’améliorer et comprendre de ses erreurs. Pour arriver à savoir si vos images sont bonnes ou mauvaises, n’hésitez pas à les partager au plus grand nombres de personnes, sur des forums et sur les réseaux sociaux.

Des avis éclairés de photographes expérimentés vous aideront à améliorer vos points faibles. Cependant, évitez de partager des photos floues ou qui représentent peu d’intérêts mais dévoilez vos meilleures images.

Si vous souhaitez montrer vos images à des personnes réelles, n’hésitez-pas à vous inscrire dans un club photo près de chez vous pour rencontrer des débutants qui aiment la photo. C’est un moyen efficace d’apprendre la photo en compagnie d’amateurs passionnés.

La photographie est une passion qui demande du temps et de l’investissement personnel pour arriver à réaliser des images qui vous ressembles. Prenez le temps nécessaire qu’il vous faut pour maitriser à fond les bases fondamentales.

Pour finir, je vous encourage vraiment à persévérer dans l’apprentissage de la photo tout en vous faisant plaisir 😉

Comment exposer au flash

La photographie au flash est une discipline mal comprise que bon nombre d’entre vous ont beaucoup de mal à appréhender. Je vais tenter de vous réconcilier avec le flash qui peut paraître difficile à maitriser pour certains.

Avec la monté exceptionnelle en sensibilité des appareils photos d’aujourd’hui, nous pourrions nous demander pourquoi utiliser un flash. Sachez que dans certaines circonstances, vous n’aurez tout simplement pas le choix.

Quand la lumière vient à manquer, l’ajout d’une source lumineuse artificielle est le passage obligé. Le flash peut s’utiliser de plusieurs façons différentes et peut même devenir votre outil principal de travail photographique.

Ce sujet est tellement vaste que je n’aborderais pas toutes les techniques avancées du flash.

Dans ces prochaines lignes, je vais simplement vous expliquer les bases de la photo au flash pour qu’à la fin de cet article, vous soyez en mesure de savoir comment photographier au flash facilement.

Comprendre la puissance de la lumière

loi-carre-inverse-photographie

Afin de mieux comprendre comment la lumière réagit en fonction de la distance qui sépare la ou les sources d’éclairages du sujet, il faut s’intéresser à une règle fondamentale ; celle de la loi inverse du carré. Selon celle-ci, la puissance de la source d’éclairage est inversement proportionnelle au carré de la distance.

Prenons un exemple : Je place ma source d’éclairage à la puissance maximale à un mètre de mon sujet. Maintenant, je double cette distance, soit deux mètres. A votre avis, quelle quantité de lumière atteindra mon sujet ?

La logique voudrait que la moitié de la puissance l’atteigne. Manque de bol, ça ne fonctionne pas comme ça. C’est là qu’intervient la loi du carré inverse de la distance.

En suivant cette loi, la puissance de la source lumineuse sera inversement proportionnelle au carré de la distance. Reprenons l’exemple ci-dessus, la distance que nous avons doublée est de deux mètres. Pour savoir la quantité de lumière qui atteindra notre sujet, il nous faut calculer son carré, soit quatre.

L’inverse sera donc un quart de la puissance d’origine et non la moitié comme la logique l’aurait voulue.

En clair, si on double la distance Flash/Sujet, il faudra quadrupler la puissance.

L’exposition au flash

flash-exposition

photo credit: micsalac via photopin cc

Le problème classique que beaucoup de débutants rencontrent c’est d’avoir un sujet bien éclairé, voir trop éclairé mais avec un fond sombre.

Ce n’est pas un problème en soi, mais un paramètre non assimilé par le photographe débutant.

Il faut savoir que les paramètres d’expositions en lumière naturelle sont les mêmes que pour exposer au flash, à l’exception d’un seul, la vitesse.

Pour simplifier et pour vous permettre d’avancer rapidement dans la compréhension de l’exposition au flash, il est impératif de connaître et de surtout de retenir les règles suivantes.

  • L’ouverture du diaphragme permet de contrôler la puissance du flash nécessaire à éclairer un sujet. Elle joue également sur l’exposition générale de l’image.
  • La distance entre le flash et le sujet permet de contrôler la quantité de lumière arrivant sur celui-ci.
  • La sensibilité permet d’augmenter la puissance du flash mais aussi l’exposition générale de l’image. Je vous conseille de rester à des valeurs basses quand vous utilisez un flash.
  • La vitesse d’obturation au flash permet de définir combien de temps la lumière ambiante sera présente sur la photo, et uniquement celle-ci.

C’est avec cette dernière règle que vous devez porter toute votre attention. C’est elle qui vous permettra de mixer la lumière ambiante à celle du flash pour un rendu naturel 😉

Pour faire simple, plus la vitesse est basse, plus la quantité de lumière est importante et visible sur l’image. Attention, je le dis et je le répète, elle n’influence en aucun cas l’exposition du flash 😉

Quel mode choisir pour ses photos au flash

Si vous voulez comprendre comment la lumière réagit, la meilleure façon est de passer en mode manuel sur votre appareil photo. J’entends déjà des hurlements de certains qui diront que c’est une mauvaise idée pour débuter au flash.

Ce n’est pas une obligation mais pour ma part, j’ai commencé comme ça et je travaille toujours comme ça. J’ai appris très rapidement à utiliser un flash en mode manuel pour me rendre compte par moi même comment la lumière réagit.

Le principal avantage de ce mode est d’avoir le contrôle sur tous les paramètres. Si vous avez bien suivi les règles ci-dessus, vous verrez que ce n’est pas très compliqué 😉 Vous avez bien sûr la possibilité de passer en mode automatique, mais je vous le déconseille, car vous ne pourrez pas maitriser la lumière comme bon vous semble.

Vous pouvez néanmoins choisir de travailler en mode priorité ouverture, qui par conséquent vous permettra de doser la puissance du flash et choisir la profondeur de champ.

La vitesse sera alors modifié automatiquement en fonction de la luminosité pour obtenir une exposition correcte, mais pas forcément celle que vous souhaitez. Vous n’aurez donc pas de contrôle total sur la lumière ambiante.

Le mode TTL sur le flash

C’est un mode automatique de mesure de la lumière qui est calculée à travers l’objectif. Ainsi quand ce mode est activé, il permet au flash de déterminer le bon dosage de la puissance par rapport à la distance du sujet, en fonction de l’exposition générale de l’image et de la nature du sujet, s’il est clair ou sombre et de sa réflexion.

Je vous conseille de rester en TTL lorsque vous utilisez votre flash sur le boitier de l’appareil photo, même si la meilleure façon de comprendre le fonctionnement d’un flash reste le mode manuel.

Le mode Manuel sur le flash

C’est vous qui contrôlez la puissance du flash par valeurs incrémentales. L’objectif est de trouver l’ouverture adéquate par rapport à la distance Flash/Sujet pour obtenir une exposition correcte. Pour ce faire, il suffit de renseigner la distance Flash/Sujet sur le flash en mode manuel. Vous obtiendrez la valeur d’ouverture à utiliser.

Lorsque le flash est utilisé en déporté, donc hors du boitier, c’est la meilleure solution à adopter pour maitriser la lumière. Je ne parlerai pas de cette la technique du strobisme ici, mais il fera l’objet d’un article complet et dédié.

La correction d’exposition au flash

Cette fonction permet d’augmenter ou diminuer la puissance du flash afin d’exposer correctement une image au flash. C’est à vous de trouver l’équilibre pour votre sujet. L’arrière plan sera quant à lui exposé grâce à la vitesse d’obturation.

Les modes de synchronisation

Rappelez-vous de cet arrière plan sombre que vous avez pu voir un jour sur vos photos prisent au flash, et bien c’est à cause de la Synchro-X.

La vitesse Synchro-X est la vitesse d’obturation la plus rapide qui permet au premier rideau de l’obturateur de découvrir totalement le capteur.

Il faut savoir que lorsqu’on photographie avec un flash, la durée de l’éclair de celui-ci doit être synchronisée avec l’ouverture de l’obturateur de l’appareil photo. Il existe plusieurs modes de synchronisations, pour des utilisation différentes.

Synchronisation au premier rideau (Front Curtain Sync)

C’est le mode par défaut sur lequel est réglé votre appareil photo. Le flash envoie un éclair de courte durée dès lors que le premier rideau s’ouvre et dévoile entièrement le capteur. En général, la vitesse synchro est limité à 1/250ème de secondes, mais pas tout le temps, cela dépend de l’appareil photo.

Il faut bien retenir que si la vitesse d’obturation est inférieure ou égale à la Synchro-X, la lumière du flash illumine toute la surface du capteur.

Par contre si la vitesse d’obturation est plus rapide que la vitesse de synchronisation, seulement une partie du capteur sera éclairée par l’éclair du flash, laissant apparaître le rideau sur la photo.

Ceci dit, ce mode est parfaitement adapté à la plupart des prises de vues. Cependant, lorsque vous voulez faire des photos d’un sujet mobile avec une vitesse d’obturation lente, choisissez plutôt le mode de synchronisation au second rideau.

Synchronisation au deuxième rideau (Rear Curtain Sync)

Son fonctionnement est très simple, puisque contrairement à la synchronisation au premier rideau, le passage de l’éclair du flash arrive avant que le deuxième rideau ne commence à recouvrir le capteur de votre appareil photo.

Comme je viens de vous le dire ci-dessus, ce mode est particulièrement intéressant pour faire de photos avec des vitesses lentes sur des sujets mobiles afin de lui donner une impression de mouvement.

Synchronisation haute vitesse (HSS ou FP)

Afin de dépasser la vitesse synchro-x, les constructeurs ont mis au point une technique permettent d’utiliser des hautes vitesses. Souvenez-vous que normalement le flash en mode normal émet un seul éclair pour venir illuminer le capteur. Avec ce mode, le flash émet plusieurs éclairs successifs, rapides et de faibles puissances.

Afin de pour pouvoir profiter convenablement de la synchro haute vitesse, il vous faut un flash suffisamment puissant car sa puissance maximale chute énormément avec cette technique.

Vous pourrez tout de même utiliser toutes les vitesses qui dépasse la vitesse synchro-x jusqu’à la limite de votre appareil photo. Ces hautes vitesses servent à figer l’action, même en plein soleil. Très utile pour équilibrer les sujets peu lointain en contre-jour.

En choisissant des vitesses d’obturation élevées, vous pouvez sélectionner des ouvertures plus grandes afin de restreindre la profondeur de champ. Attention aux diffuseurs sur le flash qui feraient chuter un peu plus la puissance.

Enfin rappelez-vous d’une chose : Plus la puissance du flash est faible, plus l’éclair est rapide, et inversement.

Les caractéristiques du flash et les différentes façons de l’utiliser

Quand il y a peu de lumière, le flash peut vous servir de source lumineuse additionnelle principale. A l’inverse, lorsque la lumière ambiante est abondante, beaucoup de débutants ne pensent pas à utiliser le flash de leur appareil photo. C’est bien dommage car il peut souvent vous sauver une image.

Cette technique appelé « Fill-in« , consite à équilibrer l’éclairage du flash et la lumière ambiante. Elle permet de déboucher les ombres dures que le soleil peut provoquer ou pour déboucher les ombres lors de contre-jour. N’hésitez pas à vous servir de la correction d’exposition 😉

Le flash intégré est un élément présent sur beaucoup d’appareil photo. Il peut s’utiliser en éclairage principal mais vous serez très limité par ses fonctions.

  • Il procure souvent une lumière forte et écrasante de près.
  • Il est trop peu puissant pour permettre d’éclairer un sujet éloigné.
  • Il n’est pas orientable, et ça c’est un vrai handicap.
  • Il procure des ombres dures sans relief.
  • Le flash intégré est trop proche de l’axe de l’objectif, il accentue l’apparition des yeux rouges.
  • Vignettage et ombres portées lors de l’utilisation de grand-angle ou en utilisation photo macro.

 Le flash cobra est sans doute celui qui est le plus adapté pour être utilisé en éclairage principal sur l’appareil photo. Il sera aussi d’une grande efficacité pour le Fill-in.

  • Il est puissant, et permet d’utiliser de plus petites ouvertures, contrairement au flash intégré.
  • Il est orientable, pivotable. L’interêt est de créer une lumière principale directe ou indirecte afin de diffuser sa lumière.
  • Sa lumière étant plus éloigné de l’axe optique, l’apparition des yeux rouges est très limité.
  • Il peut être déporté avec ou sans fil pour créer des éclairages plus créatifs.
  • Il peut recevoir des accessoires pour modeler la lumière, la diffuser, la colorer ou la concentrer.
  • Le flash cobra dispose en général d’un diffuseur intégré et d’une languette faisant office de réflecteur.

Cet article s’arrête là, merci de l’avoir suivi, j’espère que vous aurez appris des choses, et même s’il reste encore de nombreuses choses à dire sur le flash, je n’en ai pas fini avec lui 😉

Photo Macro – Guide Débutant

Cet article est destiné à tout débutant désireux de s’équiper pour faire de la photo macro. Je ne vais donc pas rentrer dans des détails complexes ennuyeux et inutiles pour débuter en macro photo.

Toutefois, cette discipline reste complexe, en sachant qu’il faut avoir quelques bases en photo, notamment sur l’exposition et la profondeur de champ.

La photo macro demande beaucoup de patience, d’un peu de matériel et d’une bonne lumière. Tout d’abord, si vous avez un compact ou un bridge, alors vous avez sûrement remarqué le mode photo macro représenté par une fleur.

Celui-ci permet de photographier des sujets de près, tels que des petits objets ou des insectes comme des papillons, araignées et autres petites bêtes. C’est pas mal pour commencer, mais pas suffisant pour entrer dans le monde merveilleux de la macrophotographie.

Pour débuter en photo macro, je vous conseille d’utiliser un reflex ou un hybride puisque des objectifs conçus pour la macro photo leurs sont dédiés. Vous pourrez néanmoins utiliser quelques accessoires sur votre bridge.

La qualité d’image est le critère numéro un à prendre en compte en photo macro car nous allons photographier pleins de détails, il faut donc du matériel de qualité.

Les rapports de grossissements en photo macro

On considère la photo macro quand le rapport de grossissement est de minimum 1:1. C’est à dire que la taille du sujet photographié sera la même que dans la réalité.

On parle de proxi photo quand ce rapport n’a pas été atteint.

Prenons un exemple avec un sujet mesurant 1 cm.

      • Au rapport 1:2, notre sujet aura une taille de 5mm sur le capteur. On parle bien de proxy photo puisqu’on atteint pas le rapport 1:1.
      • Au rapport 1:1, le sujet mesurera 1cm sur le capteur. C’est le rapport exact entre la taille du sujet et celle sur le capteur.
      • Au rapport 2:1, on va doubler la valeur. Le sujet aura une taille de 2cm sur le capteur.

La photo macro pas chère grâce aux bonnettes

La bonnette macro est une lentille qui vient se visser sur l’objectif de votre appareil photo. Elle a pour mission de faire diminuer la distance de mise au point pour permettre un grossissement du sujet plus ou moins conséquent. Le facteur de grossissement se caractérise en dioptries.

Plus cette valeur est grande, plus la distance de mise au point sera courte et donc un grossissement plus fort. Plus la focale utilisée sera longue, plus le grossissement sera grand.

C’est un accessoire que je conseille puisqu’il permet de faire ses premiers pas pour débuter en photo macro sans se ruiner 😉

Vous pourrez utiliser une bonnette macro sur quasiment tous les objectifs en conservant les automatismes de votre appareil photo. Mais attention tout de même, elle n’est pas sans défauts. En rajoutant un élément optique devant l’objectif, l’image peut être plus ou moins altérée en fonction de la qualité de la bonnette.

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Photo macro prise au NIkon D90 + objectif 18-55mm avec une bonnette Raynox DCR-250 – Photo by GGL1

Quelques bonnettes de très bonnes qualité pour apprivoiser la photo macro.

Je vous présente la marque Raynox mais il existe aussi Marumi, Canon et Hoya.

Cette bonnette Raynox DCR-250 va vous permettre d’obtenir un grossissement élevé puisqu’il est doté de 8 dioptries. Sa réputation n’est plus à faire, sa qualité est excellente pour son prix. Grâce à son adapteur universel, vous pourrez l’utiliser sur la plupart des objectifs de 52mm à 67mm, que ce soit sur un reflex ou un bridge. Cliquez sur l’image pour en savoir plus.

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Photo prise avec la bonnette Raynox DCR-250 The Eye! by Sean McCann (ibycter.com)

Cette bonnette macro Raynox MSN-202 permet d’aller encore plus loin en grossissant d’avantage. Sa puissance est de 25 dioptries. De quoi photographier de très petits sujets. Avec l’adaptateur de 52mm à 67mm, cela permet une plus grande compatibilité entre les objectifs. Excellent rapport qualité/prix ceci dit. Cliquez ici pour l’obtenir ou sur l’image pour en savoir plus 😉

raynox msn 202 photo

Photo prise avec un Nikon D90 et une bonnette Raynox MSN-202 Staring contest by Thierrry

Enfin, il y a la bonnette Raynox MSN-505 qui repousse les limites, en proposant un fort grossissement grâce à ses 32 dioptries. Transformez vos optiques en mode super macro photo.

Je vous invite à aller faire un tour sur flickr pour admirer le rendu de cette bonnette. C’est un excellent rapport qualité/prix. Cliquez sur l’image pour en savoir plus 😉

raynox msn 505 photo

Photo prise avec un Nikon P7100 et une bonnette Raynox MSN-505 Caligo sp. head by ComputerHotline

La bague allonge ou tube allonge pour la photo macro

Cet accessoire va réduire la distance de mise au point comme la bonnette. Elle vient s’intercaler entre le boitier et l’objectif. Les bagues allonges ont plusieurs tailles et sont empilables pour réduire encore plus la distance de mise au point.

A l’inverse de la bonnette macro, plus la focale utilisée sera courte, plus le grossissement sera fort.

Les tubes allonges sont adaptables sur la plupart des boitiers reflex à condition de prendre la bonne monture. Ne disposant pas d’élément optique, elle n’altère que très peu la qualité d’image.

Par contre, on va perdre beaucoup de lumière, surtout si plusieurs bagues sont empilées.

Il faudra donc utiliser une source externe, tel qu’un flash pour compenser cette perte. Certains tubes allonges ne disposent pas d’automatismes, supprimant la fonction d’autofocus et des réglages, tel que l’ouverture du diaphragme. A vous de bien choisir vos bagues allonges en connaissance de cause.

Les bagues allonges peuvent aussi devenir un vrai nid à poussières lors des phases de montages et démontages. Vérifiez toujours la présence de poussières sur les bagues afin qu’elles ne trouvent pas refuge sur le capteur de votre appareil photo. Pour éviter cela, préférez un endroit sans courant d’air, exempt de toutes particules.

Mis à part ça, elles restent un excellent moyen pour débuter la macrophotographie avec une qualité tout à fait honorable pour un budget très raisonnable.

Un kit de bagues allonges 12 – 20 – 36 de marque Kenko DG AF pour monture Nikon et Canon ou Sony. Ces tubes allonges conservent tous les automatismes. Je les recommande si vous souhaitez obtenir de forts grossissements.

Cliquez sur l’image ci-dessus pour l’obtenir en monture Nikon ou cliquez sur la marque de votre monture dans le descriptif 😉

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Photo prise avec un objectif de 150mm + des bagues allonges de 12+20+36mm. Avispa – Wasp by piscochile / Hugh Honeyman

Pour faire de la photo macro, rien de tel qu’un objectif macro

Pour celui qui compte vraiment se lancer dans l’aventure de l’infiniment petit, alors l’objectif macro est l’outil idéal pour entrer dans le monde merveilleux de la photo macro.

En effet, l’objectif macro est conçu pour ça, il offre une qualité d’image exceptionnelle dès la première ouverture. Ce type d’objectif possède une focale fixe, variant de 40mm à 180mm.

Ce qu’il faut retenir, c’est que plus la focale est courte, plus la distance de mise au point le sera elle aussi.

Ce qui veut dire que pour photographier des insectes assez farouches, comme des papillons ou des libellules, il faudra se tourner vers des focales de 100mm et plus.

L’objectif macro polyvalent se situe autour des 100mm.

Objectif Tamron SP 90mm F/2,8 Di VC USD MACRO 1:1 pour Nikon.

Il est très polyvalent et stabilisé. Cet objectif macro de la marque Tamron offre un excellent rapport qualité/prix. Cliquez-ici ou sur l’image si vous possédez un reflex Nikon ou choisissez votre monture en cliquant sur le lien : Canon et Sony.

Cet objectif Sigma 105mm 2.8 DG OS HSM s’avère aussi très polyvalent et stabilisé. Il offre un excellent rapport Qualité/Prix de part sa remarquable qualité optique. Cliquez sur la monture de votre choix pour en savoir plus. Nikon – Canon – Sony.

Photo prise avec un Nikon D300 équipé d’un objectif macro Tamron 90mm non stabilisé.

Cet objectif Sigma Macro 150 mm F2,8 EX DG APO OS HSM est de très haute qualité. Avec sa distance de mise au point confortable au rapport 1:1, il est parfait pour photographier tous les insectes farouches comme les libellules ou les papillons.

Cette optique est tout simplement une pure merveille 🙂 Cliquez-ici ou sur l’image ci-dessus si votre monture est Nikon, sinon choisissez la monture : Canon.

Crapaud-Objectif-Sigma-150mm-photo-macro

Grenouille verte / Green Frog by Jean-Jacques Boujot

Sachez que quelque soit l’objectif macro que vous choisirez, il sera bon dans tous les cas. Certains sont meilleurs que d’autres, en particulier pour les marques de référence, comme chez Nikon ou Canon.

J’espère maintenant que vous savez vers quel matériel vous tourner pour faire de la photo macro 😉

Les différents modes de votre appareil photo numérique

La plupart des compacts et autres hybrides, voir certains reflex possèdent des modes scènes, dit automatique, les autres modes sont des modes semi-automatique.

L’objectif ici est de vous parler des avantages et des inconvénients de chacun d’entre eux pour que vous ayez une vision concrète de ce qu’il faut utiliser ou pas.

Beaucoup de personnes utilisent les modes scènes sans trop savoir comment l’appareil photo numérique a été programmé.

La raison la plus évidente est que l’automatisme est devenu pratique et rapide pour la plupart des néophytes, seulement quand on commence à s’intéresser à la photo, on veut sortir des modes tout auto car  l’appareil photo ne sait pas toujours comment maitriser le sujet que l’on veut photographier.

Les modes automatiques de votre appareil photo numérique

Le mode automatique Auto

Qui n’a pas utilisé ce mode un jour sur son appareil photo numérique.

Le photographe lambda l’utilise et l’utilisera toujours s’il ne s’intéresse pas à la photo en elle même, et c’est normal car il n’a pas envie de se prendre la tête avec les réglages que l’appareil photo numérique contient.

Par contre celui qui souhaite améliorer ces photos et commencer à toucher aux réglages fondamentaux à la réussite d’une photo bien exposée, alors il faut sortir du mode automatique.

Les avantages

Il règle l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation, la sensibilité, la balance des blancs, fait la mise au point tout seul et déclenche le flash par manque de lumière. Il ne reste plus qu’à cadrer et appuyer sur le déclencheur pour que la photo soit exposée.

Ce mode peut convenir à la plupart des débutants parce qu’il est simple et ne demande aucune connaissance particulière.

Néanmoins, je vous conseille de sortir de ce mode le plus rapidement possible parce qu’il vous bride de toute maitrise et vous empêche d’être créatif.

Les inconvénients

Le mode tout automatique ne va pas deviner ce que vous voulez photographier.

C’est lui qui décide de l’exposition finale de la photo, si le flash va être utilisé, et où la mise au point va être effectuée.

Une balance des blancs automatique peut ne pas révéler les couleurs réelles vues au moment de la prise de vue.

L’appareil photo peut aussi choisir d’augmenter la sensibilité alors qu’il y a aucune raison apparente de l’utiliser.

Vous n’avez aucune maîtrise sur quoi que ce soit, c’est le but de ce mode, laisser l’appareil photo se débrouiller tout seul pour faire la photo.
mode scène portrait

Le mode portait

Ce mode scène va faire en sorte de toujours garder une grande ouverture afin de de minimiser la profondeur de champ et créer un flou d’arrière plan.

Basculez dans ce mode pour prendre en photo une personne en cadrant plutôt serré.

Vous pouvez pour cela utiliser le zoom de votre appareil photo numérique afin de se rapprocher d’une focale ne déformant pas le sujet. Le grand angle est à éviter.
mode scène paysage

Le mode paysage

Si vous basculez dans ce mode, l’appareil photo numérique va faire en sorte de toujours choisir une petite ouverture afin de maximiser la profondeur de champ.

C’est tout l’intérêt de ce mode, étendre la zone de netteté.

Attention cependant à la vitesse d’obturation qui sera calculée, car suivant les conditions lumineuse de la scène à photographier, il se peut qu’elle baisse considérablement et que vous soyez obligé de vous servir d’un trépied pour éviter un flou de mouvement.
mode scène macro

Le mode macro

Si vous aimez l’infiniment petit, ce mode vous plaira car il est fait pour photographier de près.

Autrement dis, la distance de mise au point est raccourcie de quelques centimètres et autorise la prise de vue de petits insectes, de fleurs et autres sujets de petites tailles.

Avec le mode macro, une petite ouverture est souvent choisit par l’appareil photo numérique afin garder une zone de netteté maximale. La profondeur de champ est très restreinte en macro, de l’ordre de quelques millimètres.

La mise au point dans ce mode est aussi plus délicate. N’espérez pas utiliser le flash de votre appareil photo en mode macro au risque de créer des ombres très marquées et surtout des zones cramées.

En macrophotographie, on travaille avec de petites ouvertures de diaphragme, ce qui réduit fortement la vitesse d’obturation.

Un trépied est donc un accessoire indispensable dans la majorité des cas.
mode scène sport

Le mode sport

Comme son nom le laisse paraitre, ce mode est conçu pour photographier les sujets en mouvements. Vous pourrez ainsi prendre en photo aussi bien des voitures de courses, que des enfants, en passant par des oiseaux etc…

Dans ce mode, l’appareil photo choisira automatiquement la vitesse la plus élevée, ce qui vous permettra de mieux figer le mouvement.

A utiliser quand il y a suffisamment de luminosité afin de préserver une meilleure qualité d’image, sinon l’appareil photo aura tendance à monter en sensibilité iso.
mode portrait nuitmode scène paysage de nuit

Le mode portrait de nuit et paysage de nuit

Là aussi, son nom très évocateur permet de photographier dans des conditions lumineuses difficile. L’appareil photo numérique choisit une vitesse d’obturation lente afin de capter le plus de lumière possible.

L’usage de mode autorise l’utilisation du flash, pour le cas des portraits par exemple.

L’utilisation du trépied est fortement recommandé avec mode, car la lumière se fait souvent rare la nuit et la vitesse d’obturation est si lente, que le moindre mouvement se verra sur la photo.

Modes semi-automatique

Le mode programme (P)

Dans ce mode, communément appelé mode P, est similaire au mode tout automatique que l’on a vu au début de cet article, sauf que celui-ci vous donne le contrôle sur certains paramètres de prises de vues.

L’ouverture, la vitesse, la sensibilité ou la balance des blancs peuvent être réglées. Vous aurez également la main sur les réglages du flash. Je vous invite à regarder dans vos modes d’emploi d’appareil photo car ce mode peut être plus ou moins flexible suivant les modèles.

Le mode priorité à l’ouverture (A ou AV)

Appelé A ou AV, ce mode est conçu pour gérer l’ouverture du diaphragme. La vitesse d’obturation quant à elle sera calculée automatiquement.

Dans ce mode, vous pouvez choisir votre balance des blancs ou rester en automatique, de même que pour la sensibilité.

Le mode priorité à l’ouverture est celui que l’on choisira le plus souvent car il permet de définir la zone de netteté que l’on souhaite pour notre image.

Pour portrait, j’ai besoin d’un que mon sujet se détache de l’arrière plan, je vais choisir dans la plupart des cas une grande ouverture.

Pour un paysage, c’est l’inverse, car on a besoin le plus souvent d’une image nette du premier plan à l’infini.

Grâce à ce mode on contrôle la profondeur de champ, la vitesse d’obturation nous importe peu mais il faut tout de même garder un œil sur elle pour éviter qu’elle ne descende de trop.

Dans ce cas là, l’utilisation un trépied s’impose si la valeur de diaphragme qu’on a choisit est petite et que la vitesse d’obturation est faible.

Le mode priorité à la vitesse (S ou TV)

Vous l’aurez deviné, ce mode est destiné à photographier le mouvement. C’est le choix préféré des photographes sportifs ou animaliers. Il assure une vitesse constante, puisque c’est le photographe qui choisit la valeur. L’ouverture du diaphragme est alors calculée automatiquement.

Avec ce mode, on peut créer des effets avec l’eau d’une cascade par exemple en utilisant des vitesses lentes, appelées poses longues. E

n basse vitesse, on n’a pas droit à l’erreur, tout mouvement du photographe entrainement une photo floue. Encore une fois, je préconise de travailler avec un trépied ou un monopode.

Le mode manuel (M)

Grâce à ce mode, vous aurez le contrôle total de l’appareil photo. C’est vous qui définissez l’ouverture, la vitesse et la sensibilité etc…si vous voulez une photo plus sombre ou plus claire, il faudra savoir quel paramètre changer pour assouvir vos envies.

Pour cela, vous devez savoir quel rôle apporte chacun des paramètres de votre appareil photo numérique.

Je vous invite donc à lire l’article sur le triangle d’exposition afin de comprendre l’harmonie des paramètres d’exposition.

Si vous débutez la photographie, vous aurez du mal avec ce mode tant que vous n’aurez pas parfaitement maitrisé l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et la sensibilité iso.

Voilà j’espère que c’est on ne peut plus clair pour vous, si vous avez des questions, n’hésitez pas dans les commentaires 😉

Les bases de la photographie – Le triangle d’exposition

La définition de l’exposition est la quantité de lumière qui passe à travers l’objectif pour venir impressionner le capteur et faire la photo.

L’unité de mesure pour définir la quantité de lumière est IL (Indice de lumination en français) ou l’EV (Exposure value en anglais), et se dit également STOP.

Plus cette valeur d’indice de luminance est grande, plus la scène est lumineuse, et inversement.

Maitriser l’exposition grâce au triangle d’exposition

triangle-exposition

Trois paramètres sont nécessaires pour que la photo soit correctement exposée.

Il s’agit de l’ouverture du diaphragme, de la vitesse d’obturation et de la sensibilité ISO.

Si un paramètre est modifié, il va falloir régler un des deux autres paramètres pour conserver une bonne exposition.

L’un ne va pas sans l’autre, ils doivent être en harmonie pour créer une image bien exposée. Ce sont les bases de la photographie.

Quand vous utilisez le mode priorité à l’ouverture, la vitesse d’obturation change automatiquement pour obtenir une image bien exposée pour une sensibilité donnée et inversement quand vous utilisez le mode priorité à la vitesse.

Le posemètre de votre appareil photo va vous dire si votre image est bien exposée, sous-exposée ou sur-exposée en faisant varier le petit bâton sur l’indicateur d’exposition.

Les indices de lumination sont indiqués sur l’écran de votre appareil photo numérique sur une échelle symbolisée comme ça.

  • Une exposition correcte se situe en général à 0.
  • Les valeurs négatives aboutiront à une photo sous-exposée.
  • La sur-exposition de l’image interviendra lors de valeurs positives.

indicateur-il-reflex

Qu’est-ce qu’une photo bien exposée ?

Si le capteur ne reçoit pas assez de lumière, la photo sera sous-exposée.

C’est à dire sans aucun détails dans les ombres, et des noirs bouchés. Une photo sous-exposée, retouchée afin de redonner de la lumière s’en verra dégradée par l’apparition de bruit numérique.

A l’inverse, s’il en reçoit trop, elle sera sur-exposée.

C’est à dire sans aucun détails dans les hautes lumières, et des blancs cramés.

Une photo sur-exposée, prise en RAW, pourra retrouver des détails en utilisant un logiciel de retouche en post-traitement, tandis qu’une photo prise au format JPEG, les blancs cramés, seront irrécupérables.

Pour vous aider à savoir si votre photo est sur-exposéesous-exposée ou correcte, il va falloir apprendre à lire un histogramme qui se trouve maintenant  sur la majorité des appareils photo numérique.

Les bases de la photographie - Exposition photo

Aidez-vous de l’histogramme

Pour savoir si votre image est bien exposée, vous pouvez vous aider de l’histogramme.

A gauche nous avons les valeurs sombres, du noir profond (0), au milieu les valeurs moyennes (contraste de l’image) et à droite les valeurs claires au blanc pur (255).

Histogramme avec exposition correcte

Histogramme d’une exposition correcte de l’image.

Histogramme Sous-exposé

L’histogramme ci-dessus montre une image sous-exposée car les valeurs sombres sont hors cadre, indiquant des noirs bouchés sans détails.

 

Histogramme Sur-exposé

Cet histogramme montre une image sur-exposée car les valeurs ont dépassées la limite du cadre, on obtient des blancs cramés.

 

Les bases de la photographie - Histogramme manque noir

L’histogramme ci-dessus représente l’exposition d’une image avec un manque de contraste. Il y a peu d’informations dans les noirs. Le fait de rapprocher le curseur noir dans un logiciel de retouche au début de l’histogramme ferait remonter le contraste de l’image.

Il n’est pas nécessaire de vous faire un article gigantesque pour savoir ce qu’est le triangle d’exposition, puisque l’essentiel à connaître est là, et que les principaux éléments fondamentaux pour toujours obtenir une image correctement exposée, sont l’ouverture, la vitesse et la sensibilité.

Il faudra jouer avec ces paramètres selon le sujet, les conditions de lumière et vos choix photographiques. Ce sont les bases de la photographie.

Si vous avez besoin d’éclaircissements complémentaires, n’hésitez pas 😉

La distance focale d’un objectif

La longueur focale correspond à la distance qui sépare la surface du capteur du centre optique de l’objectif. Elle s’exprime en millimètres. Nous l’a retrouvons sur nos objectifs. C’est elle qui va déterminer l’angle de champ.

L’importance de bien choisir sa focale

Avant d’effectuer l’achat d’un objectif, il est indispensable de connaître la focale que l’on souhaite utiliser.

Rappelez-vous que l’angle de champ de la vision humaine correspond à une focale de 50mm environ sur un capteur 24x36mm.

Plus la focale est courte, 10mm, 24mm, 28mm par exemple :

      • Plus les éléments dans l’image paraîtront lointains.
      • Plus elles donnent de la perspective à l’image.
      • Plus l’angle de champ est grand.
      • Plus elles déforment, notamment sur des portraits.
      • Plus la distance de mise au point est faible.

Plus la focale est longue, 85mm, 200mm, 400mm par exemple :

      • Plus l’angle de champ est restreint.
      • Plus les éléments dans l’image paraissent rapprochés.
      • Plus les perspectives sont écrasées.
      • Moins il y a de profondeur dans l’image.
      • Plus la distance de mise au point est grande.

Les zooms

Ils ont la particularité de changer de focale, c’est à dire qu’on peut passer par exemple de 70mm à 300mm d’un tour de main sans se déplacer.

Un zoom normal comme par exemple un 17-55mm ou 18-105mm est appelé transtandard car il offre la possibilité de couvrir beaucoup de sujets .

L’avantage est indéniable, si vous voulez prendre en photo un paysage, vous choisirez une courte focale sur l’objectif en tournant simplement la bague de zoom.

Si à l’inverse vous voulez faire un portrait juste après, vous tournez la bague sur la focale la plus adaptée et le tour est joué.

  • Les ultra grand-angles commencent à 10mm.
  • Les téléobjectifs commencent quant à eux à 50mm jusqu’à 200mm environ, comme un 70-20mm F/2,8.
  • Les gros téléobjectifs, utilisés en général pour le sport ou la photo animalière, commencent à 200mm jusqu’à 400mm.

Les focales fixes

Elles possèdent qu’une focale et ne disposent pas de bagues de zoom. Il faudra se déplacer pour faire le cadrage.

Voici les principales focales fixes d’objectifs qui existent. Il en existe d’autres bien évidement.

16mm, 24mm, 35mm, 50mm, 85mm, 100mm, 200mm, 300mm, 400mm, 500mm, 600mm, 800mm, 1000mm, 1200mm

Les avantages

  • La qualité optique, souvent meilleure qu’un zoom
  • Un autofocus plus rapide
  • Le prix d’un 50mm f1.8 est dérisoire

Les inconvénients

  • Il faut se déplacer pour modifier le cadrage, mais ce n’est vraiment pas un inconvénient car on s’y habitue très vite.
  • Un changement d’objectif sera nécessaire selon les sujets, là aussi il est important de réfléchir avant ce qu’on va prendre en photo.

Ces focales fixes sont très appréciées dans tous les domaines.

Je vous conseille fortement d’acheter un 50mm fixe pour débuter, vous n’en serez pas déçu.

C’est un critère de choix quand on veut débuter dans le portrait par exemple.

Il constitue un vraie gage de qualité optique et il n’est pas onéreux.

Si vous possédez un reflex Nikon, je vous conseille celui-ci.

Les utilisateurs de reflex Canon se tourneront vers celui-là.

paysage-10mm

Photo prise à une focale de 10mm

photo 50mm

Photo prise à 50mm, recadrée au format carré

photo 200mm

Photo prise à une focale de 200mm

Les multiplicateurs de focales

C’est un accessoire intéressant qui s’intercale entre le boitier et l’objectif. Il va nous permettre de changer la focale d’un objectif en la multipliant par un coefficient.

Il existe plusieurs coefficients multiplicateurs, les x1,4, les doubleurs et les tripleurs de focales.

Ainsi avec un objectif de 50mm et un téléconvertisseur x1,4 monté sur un boitier reflex APS-C, sa focale devient un 75mm.

Un doubleur sur un 200mm, devient naturellement un 400mm.

C’est génial non ?

Oui, mais il y a le revers de la médaille…une perte de qualité et une perte de lumière

Sur un doubleur, vous perdrez deux valeurs de diaphragme, ainsi un objectif ouvrant au départ à F/2,8, passera automatiquement à F/5,6 avec le multiplicateur.

Il va donc falloir compenser cette perte de luminosité, soit en augmentant la sensibilité pour retrouver une vitesse convenable ou bien utiliser un trépied, surtout lors de l’utilisation de longues focales.

Vous allez perdre aussi en qualité suivant le modèle que vous aurez choisis. En général les multiplicateurs bas de gamme sont à éviter car ils dégradent fortement la qualité, surtout si ils sont montés sur des objectifs bas de gamme.

Si vous souhaitez multiplier votre focale sans trop de perte, il faut y mettre le prix car ce genre de matériel est souvent onéreux et c’est ainsi le seul moyen d’obtenir au final une photo de qualité.

Je vous conseille fortement de privilégiez les optiques fixes lumineuses (c’est à dire entre f/1,2 jusqu’à f/4 maximum) et d’une focale de 50mm au minimum.

Les zooms ne sont pas oubliés mais à condition qu’ils ouvrent au minimum à f2.8.

Évitez de monter un multiplicateur sur un zoom type 55-200mm ou similaire, car ils sont peu lumineux au départ et de qualité moyenne.

Photo cropée de la lune prise avec un Nikon D300 et son objectif Nikkor 300mm F/4 AFD + un Multiplicateur x1,4. La qualité est bien au rendez-vous 🙂

Voici quelques multiplicateurs x1.4 en monture Canon et Nikon de très bonnes qualité.

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Multiplicateur de focale x1.4 de la marque Sigma pour monture Nikon

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Multiplicateur de focale x1.4 de la marque Sigma pour monture Canon

 

 

 

 

 

 

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Multiplicateur de focale x1.4 de la marque Canon

Multiplicateur de focale Kenko x1,4 Nikon

Multiplicateur de focale x1,4 de la marque Kenko pour monture Nikon

 

 

 

 

 

 

 

 

J’espère que cet article vous a été utile et que vous arrivez à mieux comprendre le sens de focale.

Le diaphragme en photo, qu’est-ce que c’est ?

L’ouverture du diaphragme est l’un des trois paramètres avec la vitesse d’obturation et la sensibilité qui est à prendre en compte lors de l’exposition d’une photo.

L’ouverture correspond au diamètre du diaphragme de votre objectif.

C’est elle qui va permettre le passage de la lumière à travers votre objectif.

Les valeurs d’ouvertures sont exprimés en nombres f.

Le changement d’une valeur à l’autre va doubler ou diviser par deux la quantité de lumière entrante venant sur le capteur.

Comment fonctionne le diaphragme en  photo

C’est un mécanisme qui se trouve à l’intérieur de votre objectif. Ce diaphragme est composé de plusieurs lamelles qui s’ouvrent ou se ferment au moment du déclenchement à la valeur d’ouverture indiquée sur l’écran de l’appareil photo, laissant passer plus ou moins de lumière en fonction de la valeur choisie.

Plus l’ouverture de votre objectif est grande (chiffre le plus petit), plus le diaphragme laisse passer la lumière, on dit qu’il est ouvert.

Exemple : Un diaphragme ouvert à F/1,4 laisse passer plus de lumière qu’à F/8.

Plus l’ouverture est petite (chiffre le plus grand), moins le diaphragme laisse passer la lumière, on dit qu’il est fermé.

Exemple : Un diaphragme fermé à F/8 laisse passer moins de lumière qu’à F/1,4.

L'ouverture du diaphragme

Le mode priorité à l’ouverture

Appelé aussi priorité au diaphragme, ce mode vous permet de choisir une valeur d’ouverture pour contrôler la quantité de lumière arrivant sur le capteur et ainsi gérer la zone de netteté.

Dans la majorité des cas, pour utiliser le mode priorité ouverture, il suffit simplement de sélectionner un bouton « mode A ou AV » et de tourner une molette pour modifier la valeur d’ouverture, (à voir dans vos manuels respectifs ;-).

Selon l’ouverture choisie, la vitesse d’obturation variera automatiquement en fonction de la lumière disponible afin d’obtenir une exposition correcte.

Jouer avec l’ouverture du diaphragme en photo, permet de définir vos envies en fonction du sujet que vous voulez photographier grâce à la profondeur de champ.

C’est elle qui permet d’obtenir un flou d’arrière plan, souvent utilisé pour réaliser un portrait. Pour cela, vous devrez choisir  une grande ouverture de diaphragme.

Une petite ouverture de diaphragme en photo, a pour objectif d’augmenter la profondeur de champ, dit zone de netteté. C’est un réglage à privilégier lorsque vous souhaitez photographier des paysages par exemple.

Je vous conseille d’utiliser le mode priorité à l’ouverture pour les sujets peu mobiles. Le mode priorité à la vitesse d’obturation quant à lui, est réservé pour les sujets mobiles.

Lorsque vous choisissez de travailler avec de petites ouvertures de diaphragme, pensez à jeter un oeil sur la vitesse d’obturation. Elle ne doit pas être trop lente, sous peine d’engendrer un flou de bougé.

Dans ce cas, je vous recommande vivement d’utiliser un trépied ou un monopode.

Appellations différentes selon les marques

  • Chez Canon, ce mode est appelé Av
  • Chez Pentax, ce mode est appelé Av
  • Chez Nikon, ce mode est appelé A
  • Chez Sony, ce mode est appelé A
  • Chez Olympus, ce mode est appelé A
  • Chez Panasonic, ce mode est appelé A
  • Av : voulant dire Aperture Value ou en français La valeur d’ouverture.
  • A : voulant dire Aperture ou en français Ouverture.

Comprendre la profondeur de champ

Comme nous venons de le voir, l’ouverture du diaphragme que vous choisissez sur l’appareil photo à un impact sur la profondeur de champ.

Plus l’ouverture est grande, ou si vous préférez, plus le chiffre est petit, plus la zone de netteté sur l’image sera réduite.

Pour un portrait, si vous désirez obtenir un arrière plan flou tout en ayant un visage complètement net, vous devez choisir une grande ouverture, par exemple F/4.

Plus l’ouverture du diaphragme est petite, ou si vous préférez, plus le chiffre est grand, plus la zone de netteté sur l’image sera importante.

Lorsque vous souhaitez photographier un paysage, vous voulez que toute la photo soit nette, du premier plan à l’infini. Dans ce cas, vous devez opter pour une valeur plus petite, par exemple F/8, afin d’augmenter la profondeur de champ.

Cette photo prise à une grande ouverture de diaphragme restreint la zone de netteté.

Une grande ouverture du diaphragme

Photo prise avec un Nikon D300 et un objectif Nikon 300mm F4 AFD + un multiplicateur de focale x1,4 à une sensibilité de 200 isos, ouverture de F5,6 et une vitesse de 1/800ème de secondes.

Une seconde photo avec une petite ouverture du diaphragme donne une profondeur de champ importante.

Une petite ouverture du diaphragme

Photo prise dans les Landes avec un Nikon D300 et un objectif Tamron 10-24mm à 10mm de focale, à une sensibilité de 400 isos, une ouverture de F16 et une vitesse de 1/100ème de secondes.

Maintenant que vous avez compris le principe, il ne vous reste plus qu’à prendre votre appareil photo et faire des essais sur divers sujets en variant l’ouverture du diaphragme 😉